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 let me show you freedom and passion (rafaele&andréas)

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MessageSujet: let me show you freedom and passion (rafaele&andréas)   Mar 5 Nov - 19:20


J'en fermais les yeux de plaisir. C'était si bon, de sentir le vent sur son visage, d'apprécier la force et l'élégance de cette créature, d'en savourer les mouvements. Je ne me sentais jamais aussi libre que le postérieur posé sur un équidé, intouchable aux maux du commun des mortels, insensible à toute activité terrienne. L'air du paradis est celui qui souffle entre les oreilles d'un cheval. Jamais proverbe n'avait été aussi vrai, aussi profond et mesuré. Je m'en délectais, à chaque instant, chaque seconde, m'enivrant de ce flot d'émotions et de sensations. Pour finir sur une bonne note je décidais de passer un dernier vertical, plus pour le plaisir de sautiller que par soucis d'excellence. Mon coeur battait à l'unisson des foulées, bien que deux je me sentais une seule et unique personne, une seule et unique âme. Prête à ressentir la grande évasion, je ne réalisais pas que je passais seule l'obstacle, en baptême de l'air gratuit et prêt à l'emploi. Je chutais lourdement sur le sol, mes bras protégeant mon visage, le sable pénétrant chaque recoin de mes vêtements. Lâchant des jurons en tout genre, je me relevais en m'époussetant, crachant quelques filets de bave mélangé à du sable. La belle affaire, j'ai l'air maline. J'enlevais ma bombe, secouant ma chevelure dans tous les sens, sautillant sur place pour me débarrasser de tout ce bazar. Pendant ma danse, j'aperçus brièvement une ombre, que j'identifiais par la suite très clairement. Rafaele, bon dieu. Lui qui représentait tellement pour moi, qui était l'emblème de mon enfance, de toute une vie. Le lien qui nous unissait était indéfinissable par des mots, tout se jouait sur les ressentis. Et il me faisait ressentir tellement de choses, lui que je considérais comme mon frère. Mais qu'importait, je sentais le fard me monter aux joues, de légers fourmillements me parcourir le corps et la moutarde me chatouiller les narines. Depuis quand était-il là? Avait-il tout vu? Quel goujat, il aurait pu se manifester, me montrer qu'il était présent, jamais je n'aurais sauté un obstacle devant lui, lui, le champion à qui le monde équin avait réussi et tout donné. Comme une furie, la cravache à la main, je me dirigeais dans sa direction, rouge d'émotion, vibrante de colère. « Qu'est ce que tu fous là? Tu sais très bien que j'y arrive jamais quand tu me regardes! Ca te fait bander de me voir me vautrer? » Le sale caractère des Fitzgerald dans toute sa splendeur, et l'absence de pudeur ou de tact dans l'usage des mots. J'étais connue pour réfléchir avant de parler, ciel qu'ils se trompaient, tous. Moi aussi j'avais ma part de vulgaire et d'impulsif, et c'était à croire que j'adorais ça. « On sait tous que t'es le meilleur, mais ça t'ennuierais pas de respecter les tares des autres? Putain de prétentieux! » Et de jeter la bombe et la cravache par terre, dans un geste ultime de colère. Ouais, d'accord je l'avoue, je m'emporte, il en prend pour son grade alors que c'est mon inexpérience qui est en cause. Et je le sais. Mais ça fait tellement du bien d'avoir quelqu'un sur qui se défouler, sur qui déverser toute son humiliation et sa dignité blessée, surtout si ce quelqu'un est le meilleur cavalier que vous n'avez jamais eu la chance de voir à l’œuvre. Je renifle d'un air méprisant, la température diminuant peu à peu, me méprisant un peu plus à chaque seconde. J'ai tort, sur toute la ligne, et je suis injuste. Je le regarde, mon coeur se serre, la culpabilité commence à prendre le dessus. « Quoi? Qu'est ce que t'as à m'regarder comme ça? Tu m'as jamais vu m'emporter pour un rien? » Une dernière pic pour la route, histoire d'en finir la queue entre les jambes. Je lui lance une bourrade dans le bras, esquissant un faible sourire coupable et usant de mon regard de cocker irlandais.
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Rafaele di Marco
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❖ AGE : 32 ans
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❖ JOB : Co-directeur du San Marco Hotel ★ cavalier professionnel
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MessageSujet: Re: let me show you freedom and passion (rafaele&andréas)   Dim 10 Nov - 16:17


Les deux s’affrontent, l’homme et l’animal, chacun avec son histoire, son caractère. Seuls dans ce manège, ils se font face, cherchant à s’apprivoiser, voir au delà de ce qu’a fait la nature, comprendre pour pouvoir se faire confiance et se respecter. Il se rappelle ce que disait toujours son tout premier moniteur et mentor, celui qui l’avait encouragé à poursuivre cette passion, relever sans cesse le défi. Il croyait dur comme fer à la confiance comme toute base de travail, la douceur alliée à la fermeté. Un pas. Puis un deuxième, à cadence régulière, lentement, mais sûrement. Le tapis, puis la selle, il les présente au jeune poulain, les pose en douceur sur son dos encore intouché. Quelques secondes, tout au plus, du moins pour commencer. Et puis il les retire. Encore une étape de franchie, sans précipitation ni force excessive. Il faut qu’il sache qui d’entre vous commande ; une fois qu’il a compris, c’est une question de temps. Se souvient-il. Ces paroles pleines de sagesse, enseignées par la meilleure des écoles : l’expérience, la pratique. Rafaele avait toujours vu cet homme comme un modèle, étrangement, plus que son propre père qui n’avait d’yeux que pour son hôtel.

Un après midi, après une séance d’entraînement plutôt foireuse, il lui avait fait signe d’entrer dans le manège où il était accroupi, en silence, faisant face à un cheval que tout le monde disait fou et indomptable. Aucun mot, aucune parole, il lui avait fait signe de l’imiter, de prendre le temps de regarder, tranquillement. Finalement, le quadrupède était venu vers eux, soufflant par les naseaux, mais sans peur, sans méfiance. « Tu vois, il doit comprendre que tu n’es pas un prédateur… Qu’il n’a aucune raison de te craindre. »

Ils n’avaient pas échangé une parole cette fois là, mais il s’était toujours souvenu de la leçon donnée par ce vieux rancher, un peu bougon, son chapeau de cow-boy vissé sur la tête.

S’apprêtant à aller faire une course, il se dirige vers le parking du club, qui fait face à la petite carrière où la plupart des cours ont lieu. Quelqu’un y est, et pas n’importe qui, il reconnaît instantanément la silhouette d’Andréas. Un sourire naît sur ses lèvres ; elle et lui, c’est l’amitié de toute une vie, ils se connaissent depuis qu’ils ont perdu leurs premières dents de lait, et ne se sont jamais quittés, à tel point qu’ils formaient une paire, presque gémellaire. L’amour des chevaux les avait encore plus rapprochés et avait été ce point d’ancrage, leur havre de paix commun. Rien de tel pour ces deux là de se retrouver pour piquer un bon galop sur la plage. Elle passe l’obstacle, seule, et se retrouve sur les fesses, du sable dans les cheveux, alors que le cheval est tranquillement resté de l’autre côté de la barre. Furieuse, les joues rouges, ses yeux lançant des éclairs, elle se dirige vers lui, brandissant sa cravache. Comme toujours, il lui faut un bouc-émissaire, et il endosse le rôle, sans rien dire, parce que comme à chaque fois, ça ne dure pas, et il sait qu’elle ne pense pas les mots qu’elle prononce. Normalement. « Relax Andy… Si ça peut t’réconforter, ce grand garçon me fout par terre trois fois sur cinq sur le vertical… » Dit-il en désignant le cheval. « J’sais pas pourquoi cet obstacle lui fait peur… » Commente-t-il.
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MessageSujet: Re: let me show you freedom and passion (rafaele&andréas)   Dim 24 Nov - 20:00


Le matin même, je passais sur la tombe de ma défunte mère. Comme à mon habitude, un petit rituel qui me donnait l'impression de partager un instant mère fille, d'être à ses côtés, de ne l'avoir jamais quittée. Les orchidées étaient ses fleurs préférées. Tout comme elles étaient les miennes. Je n'arrivais pas à me faire à son absence, à avancer un pied devant l'autre sans son regard. Et cette pierre tombale qui se dressait entre elle et moi me brûlait à petit feu, me donnant l'impression d'être une étrangère. Pour rompre le silence, je parlais. Encore, encore et toujours, pour combler ce vide, ce manque, ce trou béant dans ma poitrine. Je lui parlais de Jackson, et de toutes ces filles qu'il ramenait à la maison. Je lui disais de ne pas lui en vouloir, qu'il agissait ainsi pour compenser sa perte. Puis de Rafaele. Cet homme que j'aimais par-dessous tout et qui était là, lui, dans mon quotidien. De Cameron, et de son sale caractère. De tout ce qu'il m'apportait malgré lui. Et puis encore pleins d'autres personnes qu'elle avait connu ou non, mais dont les prénoms revenaient à chaque visite. De notre père, son mari, cet homme veuf qui n'était plus que l'ombre de lui-même. Qui n'était plus rien, si ce n'est une poche à gnôle survivant par dieu sait quel miracle. Et les heures passaient, mélancoliques à m'en fendre l'âme. J'écoutais la nature qui nous entourait, tentant de puiser en elle la force de tourner le dos au cimetière, de revenir chez les vivants. Et je repartais, à chaque fois, le coeur plus meurtri et l'âme soulagée.

« Relax Andy… Si ça peut t’réconforter, ce grand garçon me fout par terre trois fois sur cinq sur le vertical… » Rassurant? On va dire que oui. « J’sais pas pourquoi cet obstacle lui fait peur… » Je l'ignorais également, mais cette habitude de mettre tout le monde à terre à chaque fois commençait à me faire perdre patience. Je pouvais faire preuve d'une patience infinie dès lors que j'étais dans un hôpital. Mais ailleurs, dans la vie de tous les jours, il n'en restait plus rien. J'époussetais une dernière fois ma tenue, rêvant d'une bonne douche chaude. Puis, tout en ramenant ma monture au boxe, j'ajoutais d'un air désintéressé et quelque peu mesquin: « T'as du ramener Catelyn dans le coin, et ce pauvre animal ne s'en est jamais remis, voilà tout. » Non, je ne voulais aborder ce sujet avec lui pour rien au monde, mais ma jalousie féminine avait pris le dessus. Oui, jalouse. Jalouse qu'un homme tel que lui partage sa vie avec une femme telle qu'elle. Il avait tout pour trouver la femme parfaite, et il en était réduit à... Elle. Il connaissait mon avis sur le sujet, elle aussi probablement. Mais je ne pouvais m'empêcher de le pousser vers une autre femme, de lui faire ouvrir les yeux. Elle allait lui faire du mal, la chose se sentait à plein nez. Pourquoi était-il le dernier à le reconnaître alors qu'il en était le premier concerné? Cet fille avait le don de me rendre folle, même en ne faisant que respirer. Et rien que d'y penser, l'impatience me gagnait. Je débarrassais rapidement l'équidé de son équipement et tentais de trouver de l'apaisement dans ce bouchon que je passais énergiquement sur ses flancs. « Qu'est ce qu'elle a de plus qu'une fille normale? J'comprendrais jamais. » Une affaire de sexe, rien de plus, rien de moins. Je sentais son regard sur moi et, ne souhaitant nullement entendre une quelconque éloge sur elle, ou un quelconque reproche sur moi, je levais les bras, battant en retraite. « Très bien, j'arrête. Mais si je te croise avec elle je te renie à vie, t'es prévenu. Au fait, tu fais quoi demain soir? » Parler d'autre chose, et vite. Je me faisais du mal d'en parler, mais j'avais ce besoin malsain de mettre ce sujet sur le tapis. Et après tout ça tu nies encore qu'il te fait de l'effet? Il est comme un frère pour moi, c'est impossible. C'est pas sain, c'est... Non, quelle idée. N'est-ce pas?
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