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 never underestimate a baby ~ les amants du n'importe quoi

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Taliah Parker
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❖ AGE : 30 Ans
❖ ORIGINES : iranienne américaine.
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❖ MESSAGES : 173
❖ À J-BAY DEPUIS : 10/01/2014
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MessageSujet: never underestimate a baby ~ les amants du n'importe quoi   Lun 10 Mar - 12:52

Je n’avais toujours pas revu Alessandro depuis l’attaque et je pensais sincèrement ne pas le revoir. Après tout c’était à lui devenir, pas moi. Un ami m’avait informé qu’un nouvel arrivage de jeunes enfants avaient reçus la visite d’un clown etc ce jour-là et juste pour voir le type en question j’avais décidé de lui faire plaisir et d’aller voir. Les enfants males ou les hôpitaux n’étaient pas ma tasse de thé d’ailleurs. Arrivés sur place il m’annonça que j’avais raté la séance et qu’il était occupé, que je pouvais me balade et qu’il me retrouverait après pour manger. Je fus attiré par un brouhaha du côté des néo nat et dû regarder par la vire les enfants placés là. Une des nurses tenait un bébé dans les bras et j’eus une soudaine envie d’aller plus près. Je montrais mon pas spécial et on me fit entrer. Je craquais devant la bouille de l’enfant et demandais à le prendre dans les bras. On me fit me nettoyer les mains et mettre une blouse et on me plaçait la petite dans les bras. Elle me fit des sourires, ou plutôt ce qui s’en approchait, de suite. Je babillais à moitié et lui parlais comme une bonne grosse mongole et la faisais voler dans les airs, tout en la tenant bien sûr, lancer les enfants réellement dans les airs était tout bonnement aberrant et dangereux. « La petite a un nom ? » Ils baissèrent la tête et durent me dire que c’était « bébé » parce que le père, ayant perdu la mère du bébé n’avait pas vraiment la tête à nommer le bébé ni même s’en occuper. Ca me fit bizarre tout de même de nommer un enfant bébé. Je n’eus pas longtemps à attendre pour découvrir qui était ce fameux père. Il arrivait vers nous et fixa son regard sur le fait que je portais sa fille. Je la déposais dans les bras de la nurse et restais plantée là, désireuse d’en savoir plus sur cette histoire. Ma curiosité était tel qu’il m’en fallait plus pour tourner les talons. Les nurses n’avaient pas dit « sa femme » mais « la mère du bébé » ce qui sous entendait quelque chose de plus.




you're my curse asshole
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but you're a part of me anyway
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Jace Caulfield
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❖ AGE : vingt-neuf ans
❖ ORIGINES : anglais
❖ JOB : en convalescence après un accident de voiture (ranger au parc national tsitsikamma à mi-temps ✽ apprend le surf à des débutants)
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MessageSujet: Re: never underestimate a baby ~ les amants du n'importe quoi   Ven 14 Mar - 9:07



She understood. He just wanted an opportunity to prove
he wasn't always a monster.

✰ ✰ ✰

Ça fait deux jours. Quarante-huit heures.
Ça fait deux deux-mille-huit cent-quatre-vingt minutes.
Ça fait une éternité.

J'erre dans les couloirs de l'hôpital. Je sais exactement où je veux aller, alors j'évite soigneusement de le faire. Je tourne en rond. Je n'ai pas fermé l'oeil depuis l'enterrement, mais je ne suis pas fatigué. Je suis vide, juste vidé de toute substance, le chagrin s'est tellement insinué qu'il a puisé à peu près tout ce qu'il pouvait trouver en moi, ne laissant qu'une ombre indéfinie, de vagues fantômes qui flottent dans mes pensées autant que je me traine dans le bâtiment sans avoir le courage ni la volonté de franchir les portes de la maternité. Je sais ce qui m'attend là-bas, et j'ai peur. Ce petit fragment de vie, ce morceau de chair que Lena a laissé derrière elle, comme une ultime promesse de postérité, pour s'assurer d'être encore un peu là, malgré tout. Mon portable vibre, j'y lis le nom de mon frère, mais je ne veux pas répondre. Je me serais surement écroulé, s'il n'était pas là, je serais probablement au fond d'un bar, puant l'alcool et la médiocrité, s'il n'était pas là, mais à cet instant précis, je sais que ce que je dois faire, je dois le faire seul. Je n'ai pas le droit de sauter dans le premier gouffre venu comme je l'ai fait quand j'ai perdu Carry. Je n'ai pas ce droit, je ne l'ai plus, il y a quelqu'un d'autre cette fois. Je me surprends moi-même, de ne pas avoir pris mes jambes à mon cou, abandonnant l'enfant à Gabriel, qui s'en serait occupé, à n'en pas douter, mais je ne peux pas, pas cette fois. Je n'ai fait que courir pendant six ans, et tout ce que ça m'a apporté, c'est davantage de peine. Mes pas m'ont finalement mené jusqu'aux berceaux. Je ne l'ai jamais vue. Je ne sais pas à quoi elle ressemble. À n'importe lequel de ces gamins. Ils sont tous pareils. Mes yeux se promènent au-dessus des différents lits, puis se posent sur le petit être qui gigote dans les bras d'une inconnue. C'est elle. Je ne l'ai jamais vue, mais je le sais. Ma petite fille. Quelque chose se brise en moi. Je suis incapable de décrire ce qui se passe. Comme la sensation d'une chute, profonde, infinie, comme si le sol se dérobait sous mes pieds. J'ai l'impression de défaillir et pourtant, il y a une lueur qui me réchauffe le coeur, une flamme au fond du ventre qui, si elle vacille, me flanque les larmes au bord des yeux.
L'inconnue tend ma fille à l'infirmière et se dirige vers moi, le regard débordant de cette tristesse qui, je le sais, accompagnera l'expression de ceux qui apprendront mon histoire, notre histoire. C'est un nous définitif maintenant. C'est un nous que je ne pourrais pas détruire. Je fais un pas en arrière. Je n'arrive pas à entrer. Lena n'est pas là. Lena n'est plus là. La pensée me frappe encore plus alors que j'observe les soins que l'infirmière procure au bébé. Lena ne fera jamais ces gestes. Elle ne prendra jamais sa fille dans ses bras, elle ne la serrera jamais contre elle. Ce bébé ne connaîtra jamais le contact des longs cheveux blonds de sa mère, ni n'entendra son rire, ni même ses colères. Notre fille ne pourra qu'imaginer la force dévastatrice qui pouvait animer ses sourires et me faire trembler, moi, quand j'osais encore lui faire mal. Je n'ai pas su prendre soin de Lena, je n'ai pas voulu le faire, je me suis appliqué à tout gâcher, comment est-ce que je pourrais être capable d'élever cet enfant ? La peur me reprend soudainement, et mon envie de fuir aussi. J'entends Gabriel, perché sur mon épaule, me dire que je peux le faire, que je dois le faire, parce que c'est ma fille, parce que c'est Lena et moi, parce que c'est mon occasion de faire quelque chose de bien, parce que - il n'en doute pas - cette petite fille est ce qui va me sauver la vie. L'inconnue est arrivée à ma hauteur, je me tourne vers elle, à la recherche d'une réponse, comme si elle pouvait me souffler quelque chose, n'importe quoi, pour que je ne me laisse pas submerger par la crainte. - Qu'est-ce que je suis censé faire ? que je lâche, les lèvres tremblantes. Je relève le regard vers le berceau. Je ne sais pas pourquoi je lui demande, je ne la connais même pas. Peut-être parce qu'elle l'a portée, parce qu'elle a senti cette petite chose en mouvement, qu'elle est autre chose pour elle qu'une réminiscence, elle est un véritable petit être vivant, sans être le reflet d'un passé chaotique. - Je n'ai jamais su prendre soin de sa mère, c'est à peine si je sais m'occuper d'moi... comment est-ce que je suis censé... Mes mots restent suspendus en l'air. Ça ne me sert à rien de prononcer cette vérité, à rien d'autre qu'à m'y confronter douloureusement. Je baisse le regard sur mes chaussures, soupire longuement, avant de fermer les paupières, espérant bêtement qu'en les rouvrant cette terrible semaine se sera évanouie...






    We were opposites at birth, you were steady as a hammer, no one worried 'cause they knew just where you'd be and they said I was the crooked kind and that I'd never have no worth but I was always gold to you.
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Taliah Parker
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MessageSujet: Re: never underestimate a baby ~ les amants du n'importe quoi   Dim 16 Mar - 0:23

Je fixe ces yeux si tristes, si perdus,si prenant. J’ose à peine imagine la peine qui est la sienne. Mon coeur se serre à cette idée. Je souris, prends l’enfant dans mes bras et m’approche de l’homme qui se tient tant bien que mal devant moi. Il me pose des questions autant qu’il se les pose à lui même ou à qui veut entendre son cri de désespoir. « Mademoiselle voici ton papa. Tu le vois là pas très doué, mais rassures toi ça finit vite par venir. Et puis tu verras bien vite qu’aucun papa n’est très doué. » Je souris et regarde toujours ce jeune homme. « On est pas parents en naissant, certains ne le sont jamais, d’autres se découvrent, mais rien que le fait que tu t’inquiètes de son avenir, veut dire que tu t’en soucies. C’est suffisant, et puis ici on te montrera les bases, jpeux t’aider si tu veux. » Non je ne proposais pas de m'immiscer dans sa vie, mais plus de l’initier là de suite à tout ça. Le premier pas, la prendre dans les bras, réaliser, que ce petit être ne dépend plus que de vous. « Asseyez vous. Moi c’est Taliah. » Il semble coopératif et je lui glisse la petite dans les bras, passant ma main sur son bras, lui montrant les gestes à faire. Et je sais, que c’est ce premier contact qui change tout. Qui montre le départ d’un amour incroyable, beau, fort, invincible. Parce qu’un père, c’est un père à vie. « Tu sais quoi si tu as du mal au début, voilà mon numéro. Tu appelles et je viens. J’adore les bébés. Enfin jte forces pas. » J'étais passée au tu sans vraiment faire exprès, mais ça semblait plus naturel. Je m’assied et prends la petite main de l’enfant, elle me serre le doigt, puis jette un oeil à celui qui est censé prendre soin d’elle, celui qu’à partir de cette instant,elle aimera infiniment. Je sais, que ça n’a pas l’air ainsi, mais ce jour est à graver d’une pierre blanche. « Tu veux la nommer comment ? Parce que si tu gardes « bébé », tu risques de te faire une ennemie et de lui gâcher la vie... » Dis je en souriant. Après tout, trop de tristesse dans cette pièce pour ne pas ajouter une pointe d’humour.




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Jace Caulfield
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MessageSujet: Re: never underestimate a baby ~ les amants du n'importe quoi   Dim 16 Mar - 2:48


La jeune femme me regarde, peut-être n'a-t-elle aucune envie de m'écouter, aucune envie d'entendre les questions ridicules d'un inconnu qui n'a même pas le courage de franchir l'embrasure de la porte. Elle fait demi-tour, j'aurais du m'en douter. Il suffit de me connaître, même rien qu'un peu, de savoir ce qui s'est passé entre Lena et moi, entre Gabriel et moi. Il suffit d'avoir entendu quelques mots dans les couloirs de l'hôpital pour savoir que je ne suis pas apprécié, que je ne suis qu'un enfoiré, que c'est probablement moi qui aurait mérité de mourir puisque de toute façon j'ai un don particulier pour foutre ma vie et celles des autres en l'air. Elle prend la petite fille dans ses bras, et revient vers moi. Mon coeur s'emballe, mes pieds résolument plantés dans le sol refusent de prendre la fuite alors que mes doigts se mettent à trembler de plus en plus à mesure qu'elle réduit la distance entre nous. Elle s'arrête, prononce quelques mots, rassurants, d'une voix calme qui agit autant sur l'enfant que sur moi. Il y a un pas à faire, c'est à moi de le faire, il faut que j'avance, il faut que j'entre définitivement dans cette nouvelle aube. Vas-y. Le soutien, inespéré et inattendu, qu'elle m'offre m'attire vers elle, et je l'écoute sans broncher lorsqu'elle me dit de m'assoir. Taliah. Son prénom s'imprime dans ma mémoire, je prends conscience qu'il ne s'effacera jamais. - Jace. que je réussis à prononcer, la gorge serrée, alors qu'elle me tend le petit corps. Je resserre mes bras autour de ma fille, l'apportant contre mon torse, sentant ses mouvements, la chaleur de sa peau à travers la couverture. Je suis pétrifié. J'ai peur de ne pas être à la hauteur, comment est-ce que je pourrais l'être ? Il ne faut pas s'inquiéter dit-elle en me tendant son numéro, me surprenant avec tant de gentillesse. Mais je n'arrive qu'à m'inquiéter, à ne penser qu'à mes maladresses, mes distractions, mon impatience, mon inconstance. Et si je la blessais comme j'ai blessé sa mère ? J'ai une soudaine envie de lui confier et de filer. Un gazouillement écarte mes pensées, et je pose le regard sur le bébé, allant écarter du bout des doigts le linge qui cachait presque entièrement son visage. Elle ouvre sur moi de grands yeux bleu-rivière qui m'arrache le coeur. J'y vois sa mère, j'y vois tout cet amour empoisonné et pourtant si beau, j'y vois les éclats d'une beauté qui a refusé de s'éteindre, la force vive de la femme qui l'a mise au monde. Je sens une larme rouler sur ma joue, sans savoir si ce vestige de tous mes pleurs passés est une marque de joie ou de tristesse. Je sais juste que je suis lié à elle, c'est indéfectible. Je le sens au fond de moi, je sens une furieuse envie de la protéger, de la serrer davantage contre moi si je ne craignais pas tant de lui faire mal. Je suis désolé. que je voudrais lui murmurer. Elle n'est pas tombé sur un modèle, pas sur le genre de père que l'on voudra imiter. Franchement, espérons qu'elle a eu le bon sens de piocher dans la génétique Caulfield du côté de mon aîné, ou c'est qu'elle me ressemble déjà plus qu'elle ne le devrait.

Je ressens une présence à côté de moi, l'inconnue, cette Taliah, elle me rassure. Je ne prends pas encore la mesure de ce qu'elle vient de faire pour moi, je ne pense pas qu'elle le sache non plus. C'est elle qui, dans un total geste d'altruisme et de tendresse, vient de me présenter à ma petite fille, avec toute la simplicité du monde. - Tu veux la nommer comment ? (...) J'esquisse un sourire, de circonstance, plus qu'un véritable sourire, mais c'est le premier qu'on m'extirpe depuis un moment, et ça me fait étrangement du bien. Un prénom. Je n'y avais pas encore pensé. - Je ne sais pas. que je lance, un brin paniqué. Puis je pose mon regard sur ma fille, espérant y retrouver ses iris bleutées, mais ses paupières se sont fermées, elle respire calmement, endormie, au creux de mes bras. Un souvenir me frappe. Cet instant de sérénité, ses yeux clos, comme si elle s'arrêtait une seconde pour sentir quelque chose. C'était insignifiant, à l'époque, mais les images du souvenir se rassemblent et je revois Lena, ramasser une des roses du bouquet que j'avais acheté à la va-vite pour son anniversaire, quelques jours après notre rencontre, et que j'avais misérablement laissé tomber par terre, trébuchant sur cette foutue marche branlante pour rejoindre son appartement. Elle l'avait sentie, et elle avait rit, se moquant de moi comme on le fait lorsque l'on se connaît depuis toujours. C'était insignifiant, sur l'instant, mais elle avait gardé cette rose pendant des semaines. Ça se pose comme une évidence. - Rose. Qu'est-ce que tu en penses ? dis-je en regardant Taliah, recherchant malgré tout une approbation, son approbation. - Je... tu crois vraiment qu'on peut apprendre à être quelqu'un de bien ? que j'enchaîne. - Je veux dire, quand on a toujours tout fait de travers, tu crois qu'on peut apprendre à prendre les bonnes décisions ? J'ai toujours pris les mauvaises directions, souvent de mon propre chef, mais là c'est différent, et Taliah semble penser que devenir père peut tout changer, mais est-ce que ça peut suffire à me changer, moi. Elle vient de me proposer de m'aider après tout, alors c'est ce que je fais, je m'accroche à sa proposition. - Ton téléphone risque de sonner une sacrée paire de fois tu sais. J'essaie de ricaner, mais c'est une affirmation, pas une plaisanterie. Je ne suis pas sûr d'y arriver. Pas sûr. Pas sûr du tout. Elle gigote, lâchant de petits pleurs de plus en plus sonores. Mon regard, envahi par la détresse, se tourne vers ma nouvelle alliée. - Qu'est-ce que.. ? Qu'est-ce que je dois faire ? que je lance en déglutissant, de nouveau saisi par la panique.




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MessageSujet: Re: never underestimate a baby ~ les amants du n'importe quoi   Ven 21 Mar - 5:14

Jace, puisque tel est son nom, me regarde droit dans les yeux, et pour la première fois, quelque chose se passe de différent. Comme si cet enfant était une excuse, ma chance, pour améliorer la vie de quelqu’un, là où j’ai lamentablement échoué avec Alessandro. J’ai aimé Alessandro puis que j’aurais pu aimer n’importe qui, et pour la première fois pour des années, j’ai l’impression d’aider, d’être utile. Aimer Alessandro état la partie facile, l’aider avec ses démons étaient la plus dur. Et en le repoussant, quand il avait besoin de moi, je me rends compte que je le poussais dans des retranchements. Que je le poussais dans le trou, parce qu’il m’avait blessée, je m’étais sentie trahie, alors qu’en réalité, j’avais eu peur, peur de le perdre, peur de me perdre. Je me suis toujours rendue responsable, coupable, l’avoir laissé continuer de se détruire. Et là je regardais un père, perdu, anéanti, et je savais ce que ça faisait de perdre espoir en soi même. Mais dans les yeux océan de ce bébé, il y avait de l’espoir, et c’est tout ce qu’il fallait pour avancer. L’espoir était tout ce qu’il fallait à un humain pour vivre, les plus grands ont toujours dit que pour anéantir un peuple entier, il suffit de leur retirer l’espoir. Cet enfant ne saurait pas ce que c’est de le perdre. Et combien d’enfant pourrait se targuer d’avoir sauvé leur père ? donné un sens à tout ça ? Et si je devais aider, alors c’est exactement ce que je devais faire. Il sourit, enfin il esquisse un truc qui peut y ressembler, mais quelque chose me dit qu’il n’a pas beaucoup sourit ses derniers temps. Il propose rose à ma question et je souris, chose que moi non plus je n’ai pas fait souvent ces derniers temps, je n’ai même pas tenté d’aller voir Alessandro, pour lui dire que même si nous n’étions pas fait pour être amants, être amis serait surement une bonne chose. Parce que je tenais à lui malgré tout. Et pour être honnête je n’avais pas beaucoup d’amis. Il me posa une question qui me mit sur le cul, je le fis asseoir, me rappelant ce que la nurse avait dit sur son état de santé, et prit sa main, comme pour établir un contact. « Tu m’aurais posé… tu permets que je te tutoie ? Enfin, tu m’aurais demandé ça ya plusieurs jours, je pense que je t’aurais dit probablement pas. Mais dans ce cas, beaucoup de gens seraient des causes perdues, y compris moi, et je me vois pas croire ça, parce que si on abandonne, que reste-il ? Pose toi plutôt cette question, changerais tu, pour elle ? » Il me dit qu’il a pris un tas de mauvaises décisions, d’une façon si touchante, qu’on peut ressentir son désespoir. Je serre sa main sans même m’en rendre compte, parce qu’il me touche, tout particulièrement, comme personne n’a pu le faire avant. « Le fait que tu y songes veux dire que tu es sur la bonne voie. Je pense que oui, on a tous notre quota de questions en suspens, de choix mauvais, de conneries, mais le plus important est de s’en rendre compte, et d’avancer. On ne peut pas vivre dans le passé. » Je ne pouvais pas éternellement penser à ce qui se serait passé, si j’avais pu, si j’avais dit, si j’avais fait, sinon on ne vit plus. Il sourit de nouveau et lui dis que je risque d’entendre mon téléphone sonner souvent. Je souris à mon tour. « Je suis agent de sécu, jsuis habituée. »Et là, la petite s’énerve, tremble et se met à hurler. Il panique, me demande quoi faire. Alors je fais ce qu’on voit partout, ce qu’on a dû me faire petite, je prends sa main à lui, la nettoie avec du savon exprès, je prends son doigt et le cale dans la bouche de la petite, qui se met à téter son doigt, naturellement. « La nourrir peut être, elle a la dalle idiot ! » Dis-je gentiment. Un sentiment qu’il a l’air de connaitre vu sa tête à lui. « Allez jte propose un truc, je te donne un truc pour stopper ton ventre de gargouiller à la cafet, toi tu lui donne son biberon, ok ? » Je ris presque, parce que ce jour est important pour lui, pour moi, je me sens bien, parce que pour fois, il ne s’agit pas de moi.




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MessageSujet: Re: never underestimate a baby ~ les amants du n'importe quoi   Mar 25 Mar - 21:36

Je vais faire quoi, moi. Sans elle.
Le monde s'est éteint. Toute la lumière s'en est allée avec elle. Je suis perdu. J'erre parce qu'il n'y a plus de route. Je voudrais courir, au moins, pour essayer de m'échapper. Mais je ne fais que trébucher sur les souvenirs qui bordent mes vagabondages. Je voudrais courir, au moins, pour me donner l'illusion de t'échapper. À toi Lena. Putain Lena lâche-moi. Barre-toi ! Même maintenant tu me hantes. Je serre notre petite fille contre moi, elle dort, peut-être qu'elle rêve de toi, à sa manière, qu'elle se rappelle de ton souffle quand tu ne sommeillais pas vraiment. Tu faisais souvent semblant, allongée à moitié nue à mes côtés, ta respiration te trahissait, tu continuais pourtant. Tu savais que ça me faisait sourire. Y avait des aubes où ça nous suffisait. On ne s'engueulait pas, et notre histoire avait presque un parfum d'abandon, on se laissait aller à la simplicité de nos amours.
Je voudrais que tu t'en ailles maintenant, vraiment. Ton visage me fait mal.
Je m'accroche à Rose. Je m'y attache pour sauver ma peau. Il n'y a plus qu'elle. Ce bout de toi, ce bout de nous.
J'espère qu'elle ne rêve pas de tes sanglots.

Je m'égare facilement, dans le calme trompeur des lieux, je m'en vais au gré de ces mémoires qui me feront souffrir. Je noie encore la douleur, je détourne mon attention. À cet instant il y a la quiétude qui émane de Rose, blottie contre mon torse, et le sourire d'une inconnue qui me redonne un peu d'espoir. La voracité du deuil est violente, mais elle semble plus fade avec ce brin de soleil qu'elles dégagent. Sa main qu'elle glisse sur la mienne me surprend. La douceur n'est pas une chose qu'on me destine souvent, j'attire plutôt les regards haineux et les poings vengeurs. (...) parce que si on abandonne, que reste-il ? Pose toi plutôt cette question, changerais-tu, pour elle ? La pensée m'effleure qu'elle ne me connait décidément pas. Je fuis ses billes bleus, honteux, parce que je sais que je suis incapable de répondre à cette question. Je ne sais pas. Ça serait beau de dire oui, de revêtir un masque de confiance et d'affirmer avec un large sourire que c'est évident, c'est ma fille, ma petite fille, je vais devenir celui dont elle a besoin. Sauf que même pour le menteur coutumier que je suis, ça sonnerait terriblement faux, ça serait même risible. - J'n'en sais rien. que je me contente alors de répondre, écoutant ses paroles réconfortantes qui donnent presque envie d'y croire, pour de vrai. On ne peut pas vivre dans le passé. Mais fait comment quand c'est le passé qui plante ses griffes au plus profond de notre épiderme ? On fait comment pour se défaire de l'emprise ? Elle réagit au réveil de Rose avec une facilité qui m'effraie, parce que je ne sais pas, moi, ce genre de choses qui devraient être naturelles. Je devrais savoir, instinctivement, n'est-ce pas ? Je déglutis, émets un rictus gêné et repose les yeux sur l'enfant. J'hésite une seconde et le gargouillis provenant de mon estomac me fait acquiescer à sa proposition.

Installés chacun de notre côté de la table, je tiens maladroitement le biberon, rassuré cependant de voir les traits détendus de ma fille alors qu'elle déguste son repas. En revanche, je n'ai pas touché au mien, je ne suis pas sûr d'entamer quoique ce soit aujourd'hui non plus. Si la faim me tiraille, je me sens incapable d'avaler autre chose que mon amertume et ma détresse. Je déborde de doutes, je suis repu de mes craintes. - T'as déjà réussi, toi, à te défaire du passé ? que je demande, faisant écho à ses propres mots. C'est prématuré, pour moi, le chemin est encore long, tellement long, avant que je puisse ne serait-ce qu'espérer apprendre à vivre avec, mais elle, peut-être qu'elle y est parvenue, peut-être qu'elle sait pertinemment de quoi elle parle, peut-être qu'il y a une chance pour que je me mue un jour en quelque chose de mieux, pas forcément l'père idéal, ça je ne n'y crois pas, mais quelqu'un de suffisamment bien pour que ma fille n'ait pas honte de porter le nom Caulfield. Ça me rend malade me poser ces questions, mais au fond, je les ai trainées toute ma vie, sous une forme différente, mais elles sont mes compagnes depuis toujours. Elles vont de paire avec l'estime que ne m'ont jamais portée les miens, d'parents. Et si l'histoire se répétait à l'envers. Ça me terrifie. - Tu dois m'trouver ridicule. Je ricane, embarrassé. - Je suis là à te poser des questions sans aucun sens, à peine capable de tenir un bébé dans mes bras. Et tu n'as surement pas manqué les regards... ils pensent que c'est de ma faute, ceux qui me connaissent, tous ces gens, je ne peux même pas leur en vouloir, je le pense aussi. T'aurais presque l'air d'un ange au milieu d'cette foule de reproches que je sens peser sur moi... Je lâche un petit rire, pose le biberon vide sur la table et entreprends de me lever. - Merci. que je lui dis, enfin. - T'avais surement mieux à faire de te journée, alors merci, vraiment.





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MessageSujet: Re: never underestimate a baby ~ les amants du n'importe quoi   Dim 6 Avr - 16:03

Il répond qu’il ne sait pas. Pourtant, ses yeux racontent une autre histoire. Je sais qu’il en est capable, il faut juste que lui, le découvre. Je trouve ça inspirant. Qu’on ait la possibilité de toucher le bonheur du bout des doigts, sans savoir qu’on a tout pour ça. Il a une chance de rester connecter avec la défunte, une chance que beaucoup n’ont pas. Il a une raison de s’agripper à la vie de toutes ses forces. De dire merde à tout et de dire, c’est pour elle. Il peut hurler que ça fait mal, il peut crier son désespoir, et pourtant s’accrocher à l’idée, qu’elle, est importante. Une raison de se lever le matin. Même si ça n’affichera qu’une fois ou deux, un ptit sourire, même esquissé, c’est plus que positif. Ca veut dire que malgré tout, ya un espoir. Tour n’es pas perdu, ça ne l’est jamais, on abandonne, on lâche les armes, c’est à nous de faire TOUT pour se bouger le cul et dire, j’y arriverai, dussais je mourir en essayant. L’amour pour un enfant est plus fort que n’importe quelle motivation, parce que ce bout de vous, vous aime déjà, et lui, il s’en fout de votre passé. Tout ce qui compte c’est l’amour que vous lui donnez. Et cette petite, elle sait, que peu importe ce que l’avenir le réserve, elle a lui. « Tu sais pas, maintenant, tu finiras par savoir. Puis tu ne l’as pas fait adopter. Meanq something you know. » Je le regarde chopper le biberon comme s’il s’agissait d’une bombe nucléaire est mignon tout plein, j’en aurais presque rit, mais je prendrais le risque de le vexer. Elle a l’air d’avoir faim, j’ai presque peur qu’elle engloutisse son père juste après. Il me pose une question France, intense et qui me touche. Parce que je peux pas dire oui. Jsais pas répondre à ça, il me de prend court. Et jme demande s’il est pas tant que je parle, après tout, je suis là, j’ai pas de choses à faire, et si jveux aider, ce que moi j’ai vécu peut aider, enfin peut être, j’en sais fichtre rien. « Honnêtement ? Non. Mais j’avance, alors que jme sentais coincée il fut un temps. Pour faire simple, jvais te raconter, si ça te dérange pas. On était trois, mon grand frère, moi et le plus jeune. On s’adorait et même si c’était houleux à la maison, on se serrait les coudes. Et puis mon frère, le plus jeune a décidé de jouer les grands, de s’engager dans la police. On n’était pas fan, mais personne n’aurait pu, le faire changer d’avis. Il est mort, après une fusillade. Si j’avais pas eu mon grand frère, je serais tombée, j’aurais tout envoyé chier. J’étais déjà pas franchement agréable, mais jsuis devenue pire. Pour lacher la pression et utiliser ce que jressentais, jsuis devenue flic. J’adorais mon métier, même si je faisais partie des gens peu recommandés. Et un jour un type a fait une remarque sur mon frère, qu’il avait été abattu comme un chien. » Je fais une pause, parce que j’ai besoin de digérer mes propres mots. C’est la première fois que je raconte ça. « On m’a mise à pied Parce que jl’ai tabassé, je voulais frapper jusqu’à ce que la douleur soit moins forte, on m’a stoppée avant. J’ai fini par déménager, changer d’endroit et j’ai rencontré un type, dont la vie était pas tellement plus glorieuse. On est tombé amoureux, et il a commencé à merder. Il se droguait, buvait, et un soir, il a failli nous tuer en voiture. Ce jour-là, au lieu de comprendre qu’il était au plus mal, jlai laissé, j’ai rompu en lui hurlant qu’il était fou et que je ne pouvais pas gérer la mort, que j’étais pas capable de le voir se détruire. Mais j’ai fini par me rendre compte récemment que c’était mes peurs à moi que je projetais, et que le fuir n’avait jamais été que pour me protéger moi. J’avais été un putin d’égoiste. Donc nan le passé on vit avec mais on n’oublie pas vraiment, on avance, on tente de réparer ce qui peut l’être et on se fait à l’idée, que d’autres chose seront gravés dans notre esprit. J’ai longtemps oublié que j’avais deux frères. » Je sens les larmes monter, j’essuie mon œil avant d’avoir l’air d’une idiote. « Alors non, je te trouve pas ridicule. T’as perdu quelqu’un de vital et tu te dis que t’aurais pu, du, faire mieux. Mais au fond, i est trop tard. T’enfoncer ramènera pas cette personne, mais elle serait fière, si tu avançais au lieu de t’en servir comme excuse. Quelque chose e dit que ce n’est pas la seule personne que tu utilises pour rester dans le passé. Parfois, on se sent mieux dans notre zone de confort, dans notre état misérable, parce que c’est tout ce qu’on connait. » Je souris à ses remarques et pose ma main sur son genou, doucement. « Mon père ne me parle plus parce qu’il a jamais compris que mon frère soit mort et pas moi. Ma mère est l’ombre d’elle-même et j’ai rejeté mon frère pendant un moment, m’enfermant dans mon trou, parce que c’était plus facile. Alors le regard des autres au final, on s’en fout non ? Après tout t’as peut être merdé, je ne sais pas, mais elle, est ce qu’elle t’aimait pas malgré ça ? Et j’ai rien d’un ange. Ou alors on ta du te frapper fort sur la tête pour que t me vois ainsi. Jsuis juste quelqu’un qui sait ce que ça fait de voir le monde s’écrouler sous ses pieds et de n’avoir qu’une envie, se rouler en boule et attendre la fin. Pas de quoi. T’es la première à qui j’en parle et je sais même pas pourquoi.. Alors du coup, jtai fait chier avec mon histoire aussi. » Je souris. « En fait, j’étais dans la prise d’otage, donc on nous a donné des jours, j’avais vraiment rien à faire de toute façon. »





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MessageSujet: Re: never underestimate a baby ~ les amants du n'importe quoi   Mer 9 Avr - 8:37

WHEN PEOPLE SEE GOOD, THEY EXPECT GOOD.
AND I DON'T WANT TO HAVE TO LIVE UP TO ANYONE'S EXPECTATIONS.

Un égoïste. J'ai toujours été profondément égoïste. Je ne m'en suis jamais caché, je n'ai jamais hésité à le confirmer lorsqu'on me posait la question. Pire, je le revendiquais. On n'a pas tellement à se justifier, quand on ne s'intéresse qu'à soi-même, puisque les autres ne prennent pas la peine de se casser la tête à comprendre. Ils en restent à la plus simple des explications. Jace Caulfield est un égoïste. Le constat est simple. Tout le monde le sait, celui qui s'essaie à s'attirer un peu de son attention est un sot ou un ignorant, parce que ce mec là ne fait rien qui ne lui rapporte pas quelque chose. La vérité c'est que c'est plus facile de n'avoir des comptes à rendre qu'à soi-même. Tellement plus simple de n'agir que dans un seul intérêt au lieu d'aller heurter ses espoirs aux rêves brisés des autres. Je n'ai jamais compris l'enclin de la race humaine à vouloir usurper les croyances de leurs voisins, s'appropriant leurs aspirations, leurs projets... jusqu'à ce que tout s'imprègne dans mon esprit à mesure que les jours s'écoulent depuis l'enterrement de Lena. Je me suis trompé depuis le début. Il n'y a rien de pire que ses propres attentes. Il n'y a rien de pire que de se complaire dans ses propres désirs, alors autant s'occuper de ceux des autres, ça fait moins mal quand on les voit s'écrouler, il suffit de lancer quelque sourire, d'inventer quelque phrase de réconfort et puis d'oublier. Après avoir tout détruit, après m'être retrouvé totalement seul, roi solitaire de mon petit univers, défendu par du vent et de la fumée, je me suis rendu compte que mes objectifs ingrats n'avaient mené qu'à une chose : la profonde souffrance que je voulais justement m'éviter.

J'écoute Taliah, qui déverse des confidences, me prenant de court. Je voulais qu'elle me mente, pas qu'elle me renvoie la réalité en plein visage. Je voulais qu'elle me dise que pour elle tout avait été facile. Je n'y aurais pas cru une seule seconde, mais en un sens ça aurait quand même été rassurant. Je n'aime pas qu'on me raconte des histoires personnelles, je n'aime pas qu'on pense que je puisse prendre tous ces mots dans le bon sens, parce que je ne sais pas interpréter les conseils, je saisis de travers toutes les subtilités et je n'ai aucun sens des convenances quand il faut en venir à répondre. Je l'écoute attentivement pourtant, attrapant au vol ces instants de sa vie qui font écho à la mienne. Je ne suis pas seul. C'est ce qui traverse mes pensées. Je ne suis pas seul à être l'enfant maudit, je ne suis pas le seul à avoir perdu quelqu'un, je ne suis pas le seul à foutre en l'air mes relations volontairement de peur qu'elles se terminent quand je m'y attends le moins, je ne suis pas le seul à être resté debout grâce à l'amour d'un frère, pas le seul non plus à avoir manqué de tout perdre par amour. Il n'y a pas que moi, il n'y a pas que Taliah, il y a tellement de monde. Je déglutis, un brin gêné par la situation, par ses paroles, par ces raisonnements qui me triturent le cerveau. Qu'elle pense que moi je me dis que j'aurais pu faire mieux, c'est un leurre, ce n'est pas vrai, je reste longtemps à méditer ces mots-là, me retenant de lui dire que non, je me suis justement battu pour que ce soit pire, à chaque fois, que je me suis évertué à faire que les choses empirent à chaque rencontre, à chaque baiser, après chaque dispute que j'avais déclenché. Mais je continue de me taire, persuadé qu'elle s'est forgé une vision faussée de moi, parce que je tiens ma fille dans mes bras, parce que je suis venu, parce que pour une fois je ne me suis pas enfuit comme un putain d'égoïste. Il y a juste que, pour une fois, mes priorités me semblent avoir changées. Disons qu'elles sont plutôt devenues quelque chose de nouveau, qu'elles ont un nouvel ordre : Rose, moi, et le monde - si l'envie me prends de m'intéresser à ce dernier.

Est-ce qu'elle t’aimait pas malgré ça ?
- Pour répondre à ta question, oui, elle m'aimait. Ça a probablement été la plus belle erreur de sa vie. Mais je l'aim... ais aussi. J'ai du mal à cracher ce verbe au passé, j'ai du mal à parler d'elle au passé, alors que j'ai l'impression qu'elle pourrait bondir dans la pièce d'un moment à l'autre, alors qu'il me suffit de baisser la tête pour voir le reflet de son regard dans celui de notre fille. - Le truc, c'est qu'on n'a jamais su s'aimer, et c'est en grande partie parce que, moi, je me suis appliqué à lui faire du mal. Tu te trompes sur moi, je ne sais pas quel type tu penses que je suis, mais je ne suis pas le genre auquel on confie des histoires, pas le genre à savoir les écouter et surement pas le genre à pouvoir en tirer de vraies leçons. Je dis ça sur un ton très calme, presque désinvolte, comme si c'était de notoriété publique et que je lui rendais simplement service en le lui faisant savoir. Il n'y a aucune animosité dans mes propos, parce qu'au contraire, je lui suis reconnaissant, mais je ne veux pas qu'elle se fasse cette idée d'un homme que je ne suis pas, je ne veux pas avoir à réagir comme quelqu'un de qui on attend quelque chose. Je n'aime pas qu'on attende quoique ce soit venant de moi, quoique ce soit de bien j'entends. Je lui souris pour tout au revoir, fuyant avant de laisser une autre personne entrer dans ma vie. Encore un acte de pur individualisme, destiné à me protéger d'un quelconque autre rapport humain, les mois à venir s'annoncent déjà suffisamment laborieux.





    We were opposites at birth, you were steady as a hammer, no one worried 'cause they knew just where you'd be and they said I was the crooked kind and that I'd never have no worth but I was always gold to you.
    if I am to choose a side...


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MessageSujet: Re: never underestimate a baby ~ les amants du n'importe quoi   Lun 14 Avr - 15:35

Il me répond et je sens la souffrance émanant de ses lèvres, de ses mots, de son être, et je crois que e finis par la partager. On a tout fichu en l'air, peut être lui plus que moi, mais au final, j'ai laissé les autres gérer ce que j'aurais du faire, alors qui suis je pour juger. Il a ses yeux qui vous font vomir votre culpabilité, qui vous regardant plus loin que l'âme. Des yeux qui me donnent la chair de poule. je souris, il s'en va. je me lève, je pose ma main sur son bras et le stoppe. Je m'approche, dépose un baiser sur ses lèvres et m'en vais à mon tour. « Je pense que t'as oublié ce que c'est d'aimer sans conditions. Que t'as oublié ce que c'est d'être heureux, et ce qu'on a oublié nous fait peur. Je pense pas que tu sois si mauvais que tu le penses. Jpenses que tu sais juste pas fonctionner autrement. Voici mon adresse. Le jour ou tu auras envie de ne plus t’apitoyer et commencer à vivre, tu me fais signe ok ? J'ai fini par comprendre, en te voyant, qu'au final, j'ai juste voulu fuir ce que j'avais devant les yeux, et j'ai pas su m'attacher à ceux qui fallait.. » Je souris, lui caresse la joue et file. Je rentre chez moi, je prends place sur mon canapé, m’installe, ôtant me déshabille gardant que ma culotte et mon débardeur. Je souris comme une idiote, comme une gamine de 15 ans, comme une ado. Ce baiser, ça m’a plu, et je ne sais pas pourquoi, ça m’a plus autant. Peut-être parce qu’aujourd’hui, j’ai retrouvé la gamine que j’aimais tant en moi, celle qui était souriante. Peut-être parce que cet idiot n’a pas compris, qu’on venait de se connecter, à un niveau qu’il ne soupçonne même pas. Je plonge ma main dans mon bol de popcorn froid que j’avais laissé à et je lance une série romantique d merde, juste pour profiter de mon moment. Je finis par me coucher sur le canapé, sourire aux lèvres, je m’endors. Demain, une autre vie commence, une vie, différente. Jace Caulfield, rose caulfield, vous venez de me sauver la vie, et vous le savez même pas.




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