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 blood runs through your veins, that's where our similarity ends (gabriel)

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Jace Caulfield
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❖ AGE : vingt-neuf ans
❖ ORIGINES : anglais
❖ JOB : en convalescence après un accident de voiture (ranger au parc national tsitsikamma à mi-temps ✽ apprend le surf à des débutants)
❖ STATUT : père célibataire

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❖ À J-BAY DEPUIS : 20/10/2013
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MessageSujet: blood runs through your veins, that's where our similarity ends (gabriel)   Mer 29 Jan - 21:27



If I only could make a deal with God and get him to swap our places. You don't want to hurt me, let's see how deep the bullet lies, unaware that I'm tearing you asunder. There is thunder in our hearts, so much hate for the ones we love, tell me we both matter, don't we ?
✰ ✰ ✰
Je glisse quelques billets sur le zinc, attrapant la bouteille qui dépasse de derrière le comptoir, le tout accompagné d'un remarquable sourire à la barmaid. Un verre, encore un autre, un dernier, non, encore un. Je ne veux pas arrêter de boire, pas tant que j'aurais la moindre once de lucidité. Je veux sentir mes souvenirs m'échapper, se flouter, disparaître. Je ne veux rien d'autre qu'un abysse. Du rien. Du vide. Je ne veux plus sentir cette douleur qui me tord l'estomac, ce malêtre qui s'accroche à moi, imperturbable, depuis des années, ce besoin de me faire du mal avant que les autres ne m'en fassent, cette nécessité de leur faire mal, à tous ces autres, ces proches, ces inconnus, ceux que je peux blesser, pour la beauté du geste, juste pour le plaisir. J'ai perdu Lena. Je l'ai perdue parce que je me suis battu pour qu'elle s'en aille, pour qu'elle me déteste. Je l'ai perdue par égoïsme, par peur d'avoir mal. J'ai préféré la souffrance que je me suis imposée à celle qui aurait pu, hypothétiquement, se produire par le fruit du hasard. Je ne suis même plus capable de prendre le risque d'être heureux, parce que je ne suis qu'un gamin effrayé par l'instant où le bonheur s'arrête. Depuis six ans, je m'applique à foutre en l'air chaque parcelle de ma vie, juste pour m'assurer de ne plus avoir à supporter encore une fois une perte telle que celle de Carry. Amy, Royce, sont les seuls amis qu'il me reste, je ne sais pas encore pour combien de temps. Le plus ironique, c'est que maintenant que j'ai presque atteint mon but, je me rends compte à quel point je ne voulais pas être privé de ceux que je me suis tant fatigué à faire fuir. Et le plus douloureux, au fond, ce n'est pas Lena. Parce qu'il y a pire que ça, pire que perdre la personne que l'on aime. Je suis parvenu à éloigner la seule personne que ait toujours été présente. La seule personne qui, depuis toujours, s'est tenue à mes côtés, quand tous les autres tournaient le dos ou posaient un de ces innombrables regards condescendants sur moi, le mouton noir de la famille Caulfield, le petit frère raté.

Gabriel me manque.
C'est tout. C'est aussi simple que ça.

Mon grand frère, que j'aime autant que je déteste, me manque tellement que c'en est douloureux. Je ris. Parce qu'il m'a fallu le perdre pour le comprendre. Il a fallu que je fasse mal à la seule personne vers laquelle je pouvais aller quand tout allait de travers, et qui se contentait d'être ce dont j'avais besoin. Je me suis laissé bouffer par ma jalousie maladive, décrétant que si je n'avais pas droit au bonheur, il devait en être privé aussi. Je jette un coup d'oeil au fauteuil dont j'ai réussi à m'extraire pour venir me percher sur ce foutu tabouret. J'étais loin d'être aussi imbibé quand je suis arrivé quelques heures plus tôt, le retour au niveau du sol va être plus compliqué qu'il n'y parait. Je n'y prête pas plus longtemps attention et retourne au liquide ambré qui danse au fond de mon verre, un faux sourire au bord des lèvres je lève mon coude à ma triste réussite et avale le tout d'une traite, avant de me resservir. Presque trente minutes plus tard, on retire la bouteille du comptoir, malgré toutes mes contestations. Les sourcils froncés, une moue contrariée sur le visage, je sors mon téléphone et compose le numéro de Gabriel, machinalement. Et alors que deux tonalités ont déjà résonné, je raccroche, me rendant à l'évidence que - de toute façon - je pourrais crever sur le perron de son putain d'hôpital, qu'il ne répondrait pas. Je ne me souviens que trop bien de notre dernière entrevue et de l'indifférence totale avec laquelle il m'a considéré. Je fais signe à la serveuse pour qu'elle me ramène de quoi boire, mais elle ne ramène qu'une mauvaise nouvelle. - J'ai appelé quelqu'un pour qu'on vienne vous chercher, on ne vous servira plus ce soir. - Vou... po-pourquoi vous avez fait ça ? Pourquoi 'y a plus de whisky ? que je demande, plus inquiet de cette soudaine privation que de la possible arrivée de qui que ce soit. Personne ne viendra me chercher.




    We were opposites at birth, you were steady as a hammer, no one worried 'cause they knew just where you'd be and they said I was the crooked kind and that I'd never have no worth but I was always gold to you.
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Gabriel Caulfield
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❖ AGE : 35
❖ ORIGINES : Anglais.
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MessageSujet: Re: blood runs through your veins, that's where our similarity ends (gabriel)   Mer 29 Jan - 22:21

Sam dort à points fermés, affalée sur le canapé, feignasse ! Sarah, pareil, sur le fauteuil. Quelle bande de grosses feignasses ces deux-là. Je souris et dépose un baiser sur les fronts de mes deux « femmes ». Je m’apprête à ramener les deux dans leurs chambres quand mon portable sonne. Ce soir il n’a fait que sonner, mais envoyant qui appelait, je n’ai pas décroché. Je ne compte pas répondre à celui-ci. Pourtant, le numéro n’est pas le même. Intrigué je décroche tout de même, pas très enjoué, surtout qu’il est tard. « Monsieur Caulfield ? C’est votre frère, il est encore trop sou pour se rentrer. Je suis navré de vous importuner si tard, mais il allait me vider ma réserve entière ! » Je raccroche, pose mon téléphone et prétend ne jamais avoir eu ce coup de fil. Je dépose Sam dans le lit, la déshabille et la borde. Je l’embrasse et la réveille un peu. « Je vais faire un footing. Dors. » Sarah m’entraine façon doudou dans son lit, je souris, l’embrasse et me dépatouille de ce pot de glue. Je finis par sortir de chez moi, enfile ma veste en cuir et monter sur ma moto, puis rouler, comme ça, sans m’arrêter, jusqu’au parc. Je me stoppe et fais ma « balade ». Marrant parce que sans vraiment faire exprès, je me retrouve devant le bar en question. Je m’installe sur un muret. Je regarde autour de moi. Je ne sais même pas ce que je fiche là. Tout ce que je sais, c’est que ce moment est peut être arrivé. Le moment où LA discussion s’impose. J’ai tout sauf envie de m’y rendre, mais je ne suis pas Jace. Je ne fuis pas. Il est temps que je redevienne le grand frère. J’ai beau lui avoir fait la morale un millier de fois, j’ai agis comme lui. Je l’ai laissé croire qu’il avait gagné. Malheureusement, on était toujours frères. Je rentre dans l’établissement. Pas difficile à repérer. Je m’avance. « Toujours les bonnes habitudes hein Jace ? » Le « ptit frère » usuel a disparu. Rome ne s’est pas fait en un jour n’est ce pas. Je regarde le ptit frère que j’ai laissé. Lamentable, effacé, et semblant crouler sous le poids de sa connerie. Je prends le fauteuil et je sors cet idiot dehors. Je me place sur le muret, je place ma tête dans mes mains. Croise celles-ci, regarde à présent Jace. « J’ai choisi de penser que quelque chose avait pu se passer, que tu n’as pas été toujours ce type-là. Qui blesse tant et si bien qu’il se retrouve seul. Lena est à six mois Jace. Ce gosse ne connaitra jamais son père. Et sera sans doute élevé par le nouveau ptit copain de sa mère. Je ne sais pas si j’aurais pu agir différemment. Si je n’ai pas été assez présent, si j’ai merdé. Mais je pense qu’il est temps que tu parles. Parce qu’une partie de moi veut savoir pourquoi mon frère est devenu un enfoiré. » Je ne sais pas s’il est prête à parler. S’il est enfin disposé à bouger, à montrer que quelque part, se cache le Jace que j’ai connu. Certes il avait souvent envie de faire des conneries, mais pas de se détruire autant. « Je ne vais pas dire que jte pardonne, parce que jpense qu’il va falloir un certain temps pour ça. Mais tu avais raison. J’ai laissé Agnès, j’ai oublié d’être un mari avant tout. Mais je pense que ta non capacité à t’engager est de famille. Je me suis marié certes, mais une partie de moi n’en a jamais voulu. Et je me mens à moi-même avec plus de facilité que toi. Pour la première fois de ma vie, je suis heureux. Vraiment. Et après tout si tu n’avais pas tout foiré, je n’aurais sans doute pas su que depuis tout ce temps, j’aimais une autre. Ta nièce te réclame. Alors je vais te le demander juste ce soir. Tu réponds, tu ne réponds pas, à toi de voir. Mais que c’est il s’est vraiment passé avec Carry ? Parce que si je devais mettre une date à ta déchéance je dirais c’est le jour où elle a cessé de faire partie de ta vie. J’aimerais savoir pourquoi et si c’est à cause d’elle que Lena a du souffrir. Que j’ai dû souffrir, Agnès, ta nièce. Dis-moi juste si j’ai raison de ne pas voir juste ce qui est en face de mon nez ou si mon frère me hait à ce point.. si tu hais réellement la seule femme après Carry qui ait eu le courage d’être amoureuse de toi. Parce que ya des gens qui t'aiment, t'es juste trop aveugle pour t'y accrocher. » dire à vois haute ce que j'ai découvert recemment...ca fait bizarre. mais après tout, c'est grace à jace, la forme est à revoir, mais le fond était vrai.



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MessageSujet: Re: blood runs through your veins, that's where our similarity ends (gabriel)   Mer 29 Jan - 23:51


La tête réfugiée entre mes bras croisés sur le comptoir, j'entends la voix de Gabriel. Me voilà bien, l'alcool me provoque des hallucinations ! Des tours malsains et douloureux, qui n'aident pas à me sortir du profond marasme dans lequel je suis embourbé et hors duquel même mon vieil ami Jack ne parvient pas à me tirer, ou m'y noyer. Une solution ou l'autre, je m'en contenterais, mais pas ce jeu cruel. Je ne donne aucune réponse claire, je grogne plus que je parle, à l'abri, les yeux fermés. Personne ne viendra. Il n'y a aucune pitié dans mes pensées, juste un constat. Je ne peux pas imaginer que Gabriel soit venu. Et pourtant. Gabriel étant Gabriel, je sens ses mains se poser sur mes épaules puis ses bras me soutenir pour que je rejoigne mon fauteuil. Gabriel n'est pas moi, évidemment qu'il est venu. Je le laisse me sortir de là sans rien dire, le regard baissé sur le sol. Au milieu de mes maux de crâne, l'incompréhension totale. Il est venu. J'ai envie d'chialer tellement je suis heureux, et de disparaître sous terre tellement je m'sens misérable. Enfermé dans mon mutisme, évitant soigneusement de croiser son regard, j'attends qu'il parle, qu'il dise quelque chose, n'importe quoi. Du pur Gabriel. Il a compris. Il a simplement deviné les grandes lignes, ce n'est pas comme si je n'étais qu'un pauvre livre qu'il avait toujours su lire avec une facilité déconcertante. Lena. Lena et son bébé. Notre bébé. Je n'en suis pas capable, je ne peux pas, je voudrais le hurler à Gabriel. Il devrait le savoir. Pourquoi est-ce qu'ils exigent ça de moi ? Pourquoi veulent-ils que je sois un père, un petit-ami ? Pourquoi veulent-ils que je sois quelqu'un, dans leur monde... je ne veux pas, je ne veux plus, en faire partie parce que je ne veux pas de la peine qui accompagne les départs et les abandons, je n'en veux pas. C'est aussi simple et con que ça : je n'y survivrais pas.

Dis-moi juste si j’ai raison de ne pas voir juste ce qui est en face de mon nez ou si mon frère me hait à ce point.. Si je te hais ? Evidemment que j'te hais. Regarde, t'es là alors que je... je... je détourne le regard, honteux, les larmes aux yeux, et énervé. Après lui, après moi, après l'alcool qui délie mes mots. T'es v'nu bon sang, même après ce que je t'ai fait ! J'arrive même pas à comprendre c'que tu fous là. Je mords ma lèvre inférieure, à deux doigts de fuir, près à m'en aller, parce que je crains cette conversation. Je sais où elle va aboutir et je ne suis pas sûr de savoir encaisser le poids de mes révélations. J'ai toujours voulu avoir ce que tu avais. Depuis tout gosse, tout ce que je voulais c'était ressembler à mon grand frère mais j'échouais à chaque fois. Je ne fais que penser au fait que si j'avais été... plus comme toi, j'aurais pu comprendre, j'aurais pu voir quelque chose, j'aurais pu savoir qu'elle n'allait pas bien... Après un long silence, je finis par le lui dire. À qui d'autre ? Si ce n'est à Gabriel. Elle est morte. Carry. Elle s'est tuée. Et je n'ai rien pu faire pour empêcher ça. J'ai commencé à pleurer à l'évocation de son prénom, sans même m'en rendre compte. J'esquive encore les yeux de mon aîné, je ne tiens pas à ce qu'il y voit ce que je ressens, ce flot de tristesse que je ne parviens même pas à contrôler, parce que je partage ça pour la première fois. Et j'ai l'impression de revivre son départ, de le rendre terriblement réel, parce qu'il n'y avait que Joe pour partager cette peine mais on s'évite prodigieusement depuis des années, alors malgré tout, il y avait toujours un moyen pour conserver le deuil en dedans, à l'abri des regards, pendant qu'il me détruisait intérieurement, de plus en plus douloureusement à mesure que je taisais les raisons de ma descente aux enfers. Je suis désolé. que je prononce difficilement, sans trop savoir moi-même si ces mots s'adressent à mon frère ou à Carry.




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MessageSujet: Re: blood runs through your veins, that's where our similarity ends (gabriel)   Jeu 30 Jan - 0:31


J’avais peur que mon frère ne prenne pas cette chance, ne veuille pas le dire, continue de me cacher ce qui vrille ses entrailles. J’avais tort. Il me demande pourquoi je suis là. Pourquoi je suis toujours là, après ce qu’il a fait. J’écoute ses foutaises sur celui que j’étais. La perfection, mon cul. J’étais tout sauf l’image qu’il avait apparemment de moi. Je ne montrais que mes bons côtés à mon frère, mais en réalité il y avait tant qu’il ne savait pas. Tant qu’il ne s’était jamais imaginé. Le Gabriel qu’il pensait connaitre avait aussi égoïste que lui, d’une manière plus subtile. Il avait toujours fait passer ses études, son job, son rêve, avant toute personne. Pourquoi ? Puis fuir tout attachement. Ce Gabriel n’était tombé amoureux qu’une seule fois, et d’Agnès, sans le savoir, de Sam aussi. Mais par peur, par terreur, de se retrouver piégé, j’avais finis par me plonger dans le boulot, parce qu’au fond, l’engagement, la peur de s’attacher, d’avoir mal, c’était ancré en moi, je le voyais juste différemment de mon frère. « Parfait ? Tu t’entends ? Jace, j’ai poussé ma femme à coucher avec mon propre frère pour me réveiller, me faire comprendre les choses. Et même après ça, je n’ai pas compris, ce que je faisais. Je suis foutrement amoureux de Sam depuis le premier regard, mais c’était plus facile de faire comme si. Et ya eu Agnes, et j’ai voulu tenter, mais j’avais la trouille. Tout comme toi. J’ai fini par m’engager, mais quand je l’ai réalisé, j’ai fuis de nouveau. J’ai passé toute ma vie à fuir. Mais le seul dont je n’ai jamais pu, ou voulu, m’éloigner c’est toi. J’aurais tant aimé pouvoir te dire les choses à l’époque, mais je n’étais pas conscient de fuir. Ni à quel point, en somme, j’avais besoin de toi. Parce que tu avais le courage d’assumer tes fuites, tes coups de sang. Moi je taisais tout en moi. Je ne me laissais jamais aller. Et regarde moi, j’ai laissé Sam penser qu’elle ne valait rien à mes yeux pendant tant d’années, par peur d’être heureux. Es-tu sur de m’avoir admiré, parce que je ne vis rien d’admirable à être un lâche. » Quand il me parla de Carry, je compris enfin. Je n’avais aucune excuse pour être un lâche, et l’enfant prodigue, ça aurait pu être lui. Carry avait bousillé sa vie, avait réduit à néant l’homme qu’il aurait dû devenir. Que mon frère se livre enfin était une bénédiction. Je ne m’étais jamais aussi senti heureux, en un sens. Parce que je ne pouvais pas haïr un homme brisé par la mort d’un être cher. Qui, tout comme moi, avait enfouis si profondément sa tristesse qu’elle l’avait détruit peu à peu, ne laissant rien qu’une âme amère. « J’aurais pu être là, si tu m’avais laissé. Si j’avais su tu n’aurais jamais eu à vivre ça seul. J’ai cru que m’éloigner de vous, vous laisser votre part de bonheur était la chose à faire, peut être étais je juste jaloux, qu’elle ait ton amour, alors que tu me le refusais. Si tu avais été moi, tu aurais fini par faire semblant, tu aurais épousé une femme que tu n’es pas fichu d’aimer et tu n’aurais même pas connu Carry. Alors cesse de dire ce genre de conneries. Si personne ne l’a vu, c’est qu’elle avait tout caché, point final. Tu ne peux pas te blâmer pour quelque chose qui n’était pas visible. Tu penses que Sam était comment, chaque fois qu’elle me voyait, et que je feignais de ne rien ressentir. Me mentant si bien que j’y croyais. Tu étais un petit ami parfait à l’époque. Tu te rends compte le temps qu’on a perdu toi et moi ? » Mon frère m’était si semblable et si différent aussi. Mais il était de ma responsabilité, de le voir heureux. Mes choix ne l’avaient pas aidé. « Ce soir tu ne rentres pas chez toi, tu viens chez nous. Sarah a besoin d’une babysitter et miss Sam aussi. Et crois-moi, ta nièce est un bon remède pour les coups de pompes. Si je ne l’avais pas j’aurais surement passé mon temps à boire. Parce que le soir où tu couchais avec Agnes, je buvais comme un trou, alors ta vision de la perfection est à revoir cher frère. Nous avons bien plus de points communs que tu le penses. Et je tiens à toi bien plus que tu ne l’imagines. J’ai hésité à venir. Mais une part de moi savait, que s’il t’arrivait quoi que ce soit, je ne le supporterais pas. » Je fis une pause pour sourire, essuyer la larme qui perlait sur mon visage puis continua. « Lena a eu un accident de voiture. Elle va bien, quelqu’un veille sur elle. Le bébé va bien mais elle doit faire très attention. Et comme tu le sais, lena n’écoute pas grand monde quand il s’agit de rester en place. Je crois qu’elle a presque mordu un infirmier qui avait osé la piquer trop fort pour la perf. Je comprends ce que tu lui trouve. C4est une teigne… Au passage, il faut que tu rencontres Sam, elle porte ta future nièce.. Elle ne le sait pas, j'ai eu ses résultats sanguins. » Dis-je en riant doucement. Je n’avais peut être pas encore retrouvé mon frère, mais c’était un début très prometteur.



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