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 (nina dobrev) how do you sleep at night ? - on silk sheets. rolling naked in money.

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Reagan Singer
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❖ AGE : vingt-sept ans
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MessageSujet: (nina dobrev) how do you sleep at night ? - on silk sheets. rolling naked in money.   Lun 23 Déc - 20:52


Reagan Singer
26 ans • escroc/voleuse

NOM ET PRÉNOMS ✖ Reagan, Seven, Singer, depuis son arrivée à Jeffreys Bay du moins.  ; DATE DE NAISSANCE ✖ Vingt-six septembre 1987. ; LIEU DE NAISSANCE ✖ New-York, en tout cas c'est ce qui est écrit sur son passport. ; ORIENTATION SEXUELLE ✖ Hétérosexuelle. ; SITUATION PERSONNELLE ✖ Célibataire, merci bien. ; GROUPE ✖ riverbed ; CÉLÉBRITÉ ✖ La Dobrev.

Je ne m'appelle pas vraiment Reagan, mon nom de naissance est Nevenka Curkovic et je ne suis pas née à New-York comme beaucoup le pense mais à Rijeka, en Croatie, le 26 septembre 1987. Je ne connais pas ma mère, je ne connais pas vraiment mon paternel non plus, le début de mon histoire est assez vague, les seules images nettes qui me reviennent de ma petite enfance sont des cauchemars, des traces de sang, des hurlements et le goût métallique de l'hémoglobine. Mon père a été assassiné quelques mois après être arrivé à New-York, je suis allée de famille d'accueil en famille d'accueil, on se débarrassait de moi dès que possible, je refusais toute autorité, toute comédie de famille recomposée, je me suis enfuie à l'adolescence et j'ai vécu dans la rue pendant des années, New-York est ma ville d'adoption, mon territoire. Je me suis renommée Reagan Seven Bradsbury, le premier parce qu'il me plaisait, le second pour le chiffre et la référence au film de Fincher et le patronyme... franchement, ne me dites pas que vous n'avez pas vu Blade Runner ? De petit larcin en petit larcin, formée par un des plus grands voleurs de notre époque, je suis devenue une des voleuses les plus réputées du milieu. Je suis garçon manqué, cynique, agressive, franche, combative, déterminée, parfois violente, impulsive, charismatique, rancunière, méticuleuse, misanthrope, perspicace, sarcastique, séductrice, manipulatrice, joueuse, insomniaque, téméraire et très têtue.

✽ ✽ ✽

NEW-YORK, 1999- Nous nous excusons, sincèrement mais, nous... nous ne pouvons pas la garder. Nevenka est, impossible. Ça c'est le ton faussement désolé de la matrone de mon énième famille d'accueil, l'énième à me foutre à la porte parce que je ne suis pas aussi angélique qu'il l'espérait. Il faut se méfier des apparences, elles ne correspondent pas toujours à ce qu'on imagine. La gamine solitaire n'est pas un génie en devenir, ni même en attente d'un bonheur familial illusoire. On s'attendrit sur mon histoire mais il n'y a pas à avoir pitié, je n'aime pas la pitié, ça ne ressemble à que dalle de s'en faire pour une saleté d'adolescente qui vous mène la vie dure et hurle au milieu de nuit, en proie à des cauchemars qu'elle n'est même pas capable d'expliquer. Je suis affalée sur un sofa au fond de la pièce, me désintéressant totalement de ce qui se passe devant moi, je connais la scène, je ne la connais que trop bien, et je la vivrais encore tant qu'ils n'auront pas compris que je ne suis pas faite pour avoir une famille. Qu'est-ce qu'on va faire de toi Nevenka ? Rien, il n'y a rien à faire, c'est moi qui part. Du haut de mes quatorze ans je prends la poudre d'escampette et je file dans les rues de New-York, avec de l'argent récupéré dans les poches de mon tuteur, disons sa carte de crédit aussi, je le rembourserai, pas que je sois vraiment prise d'état d'âme mais il a toujours fait tout ce qu'il pouvait pour moi, même si je ne voulais pas son aide. 

La ville qui ne dort jamais. Ça semble tellement plus réel quand on se balade dans les rues sur les coups de trois heures du matin. Deux ans que je suis dehors maintenant, que je survis plus que je ne vis, mais cette vie je n'en suis pas malheureuse, je ne réponds que de moi, je ne dors pas entre les quatre murs d'un orphelinat mais dans un squat, entourés d'autres jeunes aussi paumés que moi. Mon quotidien est fait de petits larcins, d'autres plus audacieux, c'est la seule façon de s'en sortir dans l'existence que je mène, et je me débrouille fichtrement bien. Je me suis faite arrêtée quelques fois mais je joue sur mon apparence, je deviens vite la gamine innocente qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment, et bon sang qu'est-ce que je suis douée pour jouer la comédie, pour brouiller leurs certitudes. Je me suis attaquée à quelque chose de bien trop énorme une fois, un goût de challenge, je voulais voir de quoi j'étais capable, une galerie d'art, ça semblait si beau, si hypothétique, j'étais si près d'y arriver. On m'a attrapée, évidemment je n'étais pas sur la liste des invités, une enfant des rues, j'ai usé de mensonges, de stratagèmes, mais ces vigiles là n'étaient franchement pas assez idiots, je commençais sérieusement à avoir peur pour ma peau quand... « - She's my plus one, she's my daughter. - My apologies Mr Morgan.  qu'il lança en libérant mon bras. Je me pris au jeu, je ne pouvais faire que ça et suivis ledit Monsieur Morgan à l'extérieur. C'était un homme aux cheveux grisonnants, porteur d'une classe et d'une démarche peu fréquente, j'allais bientôt découvrir qu'il s'agissait d'Eric Farewell, voleur renommé, as de l'arnaque. Il venait de prendre mon parti et allait devenir le père que je ne pensais jamais avoir.

- What's yer name ? «- Reagan.  - Not your real name isn't it ? I chose it for myself, have a problem with that ?  Il se contente de sourire, reportant son regard sur la route. Moi je l'observe, la mine renfrognée, je n'aime pas devoir quelque chose à quelqu'un.

✽ ✽ ✽

NEW-YORK, 2011 ✽ Qu'est-ce qu'on est censé faire, quand une voix intérieure vous hurle de lâcher prise, qu'on en est rigoureusement incapable... Je sais bien que ce que je fais avec Tyler est idiot, je devrais le laisser tout seul, d'un geste de la main signifier que je me fous pas mal de ce qui lui arrivera, partir. Pourquoi est-ce que je ne peux juste par m'en aller, ce ne serait même pas une défaite, juste une retraite nécessaire, pour me protéger de moi-même, me protéger de lui. Être si près de lui, ça me coupe le souffle. Ce que je ressens face à lui, en cet instant précis, ça ne m'est jamais arrivé avant et je veux que ça continue, je veux que ce sentiment reste là, intact. Je le sens qui me tire contre lui et mon dos heurter le mur. Merde Tyler. Je souris sur ses lèvres, bêtement, ce baiser là n'a pas la saveur du premier que nous avons échangé. Là, au creux de ses bras, pendant notre contact éphémère, j'oublie mes combats ridicules, pendant ce bref moment il n'y a plus de luttes pour la vie, plus de mensonges et surtout il n'y a plus de cauchemars, pas d'images ensanglantées, juste les doigts de Tyler qui s'aventurent sur ma jambe, ses lèvres qui jouent avec les miennes. Et là je réalise, que rien dans ma foutue vie ne vaut ce que je suis entrain de vivre. Mes ongles effleurent son dos, son torse contre ma poitrine, délicieux cœur à cœur. Soudain, il brise la proximité qu'il avait créé entre nous. Mes lèvres cherchent encore les siennes. Je rouvre les yeux sur son visage, je contracte la mâchoire, prête à encaisser, parce que ça se voit qu'il ne va pas balancer quelque chose d'agréable. « Réa, j'peux pas. J'suis con, ça ne marchera jamais ça. J'suis quelqu’un d’honnête, enfin presque, si tu passe ton temps à voler aux gens. J'pourrais fermer les yeux, mais je me mentirais à moi-même. Désolé, il va falloir que tu partes. Je sais que tu veux bien faire, que je n’ai pas été vraiment agréable. Mais il faut que tu te mettes dans le crane que ça sert à rien de se fréquenter. Je n’accepterais jamais que tu vole, et tu seras toujours une voleuse. Ça n’aurait jamais du commencer, je l’avoue. » Il s'écarte et sans que je m'en aperçoive vraiment, il n'est déjà plus là. Je sens que mes yeux commencent à piquer. Merde, merde, merde. Je m'approche du miroir, mes vêtements sont à moitié trempés, je secoue la tête, passe une main dans mes cheveux, j'ouvre le robinet passe de l'eau sur mon visage. Je prends une grande inspiration. La Reagan que j'ai toujours été, celle que je suis devenue à l'adolescence, la seule que je reconnaisse, elle serait allé le voir, elle lui aurait lancé des jurons, des piques, elle aurait cherché à le blesser, à vif, puis elle serait partie, comme ça et elle l'aurait oublié ce petit con. Sauf que j'ai changé, sans m'en rendre compte, je suis devenue une de ces filles qui m'horripilent, je suis tombée sous le charme du mec que je n'ai cessé d'envoyer sur les roses. Tant et si bien que je me retrouve sonnée après un simple baiser, après des paroles qui ne m'auraient pas atteinte avant. Ça ne peut pas marcher, sauf que putain, j'aurais aimé que ça marche finalement. Je sors de la salle de bain et me dirige vers la cuisine. Je m'appuie contre le plan de travail. Les bras croisés, je lève le regard sur Tyler, passablement énervée. « Honnête hein Tyler. Si tu l'étais vraiment tu serais sortie de ma vie avant d'y foutre le bordel, si tu l'étais tu ne m'aurais pas embrassée avant de me dire de dégager. Tu veux parler d'honnêteté, très bien, Nevenka, c'est mon vrai prénom, tu vois toute ma vie n'est qu'un mensonge, je n'suis même pas américaine, je suis allée de famille d'accueil en famille d'accueil, je me suis battue toute ma vie pour y trouver un sens et la seule personne qui ait pris soin de moi est un voleur, la seule famille que j'ai jamais eu ce sont des voleurs. J'ai essayé de me débarrasser de toi, t'es revenu, à chaque fois, et j'ai fini par apprécier ta présence mais, j'suis désolée, je n'suis pas assez amoureuse de toi pour changer de vie... » que je lance en ricanant, merde, ça c'était pas censé sortir, pourquoi est-ce que je lui dis tout ça nom de dieu. « Écoute, supporte moi jusqu'à ce que tu ailles mieux. Après ça, ma malhonnêteté et moi on disparaît. » Je revêts mon masque d'arrogance, lui lance un sourire en coin typiquement Bradsbury et m'avance vers ses placards. Il faut que je boive quelque chose, n'importe quoi, parce que mes révélations, aussi véhémentes soient-elles, me restent en travers de la gorge. Je n'avais pas prononcé mon prénom de naissance depuis mes seize ans et balancer ces mots à Tyler, je ne suis pas certaine que ce soit l'idée du siècle. « T'aurais pas quelque chose à boire, je ne suis pas vraiment d'humeur à boire du café. » que je lui lance en jetant un coup d'œil à sa tasse. « Bingo! » que je dis en mettant la main sur une bouteille de jack daniels. Je m'en sers dans le fond d'un verre et en verse dans son café. « Ne me regarde pas comme ça, c'est honnête comme proposition non ? » Ton moqueur, j'arque un sourcil et bois une gorgée d'alcool. 

Le liquide ambré du whisky coule dans ma gorge alors que je détourne le regard du visage de Tyler. Pas de réponse, je commence à me dire que de toute façon, il n'y finalement rien à espérer, rien à croire, plus rien du mec qui m'a défendu ce soir-là devant l'hôpital. Je me suis mise à rêver et je n'y ai gagné que des déceptions. Je devrais m'en tenir aux fausses relations et vengeances ridicules, comme avec Aidan. Au moins, on se garde des sentiments et on s'en sort avec quelque chose qui ne ressemble au poids insupportable qui me torture l'estomac. Je lâche un long soupir et avant même que je ne réalise vraiment ce qui se passe, son corps est contre le mien, ses lèvres collées aux miennes. Je crois souffler son prénom mais je dois bien avouer que... que je perds mes moyens. Sentir ses mains se balader sur ma peau, l'aider maladroitement à ôter ses vêtements et les miens. Lenteur, douceur, tout ce que je n'aurais jamais imaginé. Des gestes qui me font frissonner alors qu'il explore chaque parcelle de mon épiderme. Je mords ma lèvre inférieure, je sens les battements de mon cœur qui s'emballent, je ferme les yeux, juste un instant, une seule seconde avant de me raccrocher à ses iris. C'est la première fois, lui et moi, et on se découvre, on se caresse, plus rien autour, juste la chaleur de sa peau et ses bras qui m'enserrent. Je me sens décoller du sol alors qu'il m'emmène jusqu'à sa chambre. Mon dos entre en contact avec les draps, son torse vient se poser contre ma poitrine. Ma bouche s'aventure dans son cou, sur sa clavicule, mon souffle effleure son épaule. Sa voix, rendue sourde par le désir, murmure contre mes lèvres. « Si tu veux que j’arrête dis le moi. Je suis stupide de croire que je puisse me passer de toi. J’ai besoin de toi Reagan. Et ça n’a rien à voir avec l’accident. J’ai besoin de toi dans ma vie. Ne pars pas. Ni maintenant, ni jamais. » Il m'embrasse à nouveau, mes doigts se glissent sur sa nuque, dans ses cheveux. Je souris, plongeant mes yeux dans les siens, goûtant à la saveur extraordinaire de telles révélations. « N'arrête pas, surtout pas. » Il entre en moi, je me cambre, rapprochant encore l'espace entre nos deux corps nus, mes ongles égratignent légèrement la peau de son dos. Je crois que je saisis tout le sens de l'expression faire l'amour, parce que ce que je sens, là, maintenant, au-delà du simple plaisir charnel, ça n'a pas de mot. Je m'entends gémir sous le coup de la jouissance. Je n'avais jamais connu ça, autant de tendresse, et cette myriade d'émotions, toutes ces sensations. Tyler a gagné. Il brise notre contact, ma peau appelle la sienne et je reste interdite, les paupières closes, repensant à ce qui vient de se produire. Sa voix me parvient comme un écho lointain. « Dors ici. Tu pourras voler ce que tu veux demain, mais reste cette nuit. Ne me laisse pas. » Je tourne la tête vers lui, me laisse capturer par son regard. Je ne sais combien de temps on reste immobile, les yeux dans les yeux, dans un profond silence que je ne voudrais briser pour rien au monde, il n'y a rien que nous deux, mes peurs sont loin, elles ne m'atteignent pas quand il est à côté de moi, comme si il était une sorte de baume, la réponse à mes blessures. Je le sens qui attrape ma main et je me contente de lui sourire, pourquoi, pourquoi est-ce que malgré ce qui vient de se passer, je ne suis pas capable d'abandonner toutes mes barrières. « Fallait commencer par là. J’ignorais que tu pouvais ressentir ce que jressens. Reagan je .. Enfin tu sais. » Je t'aime, moi non plus, et ce petit jeu, j'ai peur qu'il reprenne, parce que je ne sais pas si je suis véritablement capable d'aimer, je suis handicapée des sentiments, handicapée de l'amour, trop trouillarde, foutrement lâche. Il me tire vers lui et cette présence qui me soulage, qui m'apaise. Mais cette même présence qui m'effraie parce que j'ai l'impression qu'elle pourrait filer aussi vite qu'elle est venue. Je ne demande rien de plus qu'un peu de simplicité dans ma vie, pour une fois, rien qu'une fois. « Ya quelqu’un d’autre qui tiens à toi à présent. » Ses yeux se ferment, sa respiration s'est calmée, il est si proche du sommeil et moi je reste silencieuse, prisonnière bienheureuse de ses bras. Ma paume posée contre son torse, ma tête dans le creux de son cou, je profite, j'enregistre chaque instant parce que chacune de ses paroles me revienne et je sais, je le sens, que c'est un moment éphémère et inédit, une pause dans nos existences respectives et radicalement opposées. Il m'aime, ou du moins j'ose le croire, mais il ne m'accepte pas, pas toute entière. Je fronce les sourcils, déglutis puis m'éloigne de lui, à contre-cœur, il y a trop de secrets, trop de non-dits, trop peu d'espoir et de mensonges. Il y a nous deux dans l'immensité du monde qui nous sommes croisés, deux destinés jetées là sur le même chemin alors qu'elles n'avaient pas vraiment de raison de heurter. Je ne veux pas rester, parce que ça n'en sera que pire demain. « Je suis désolée Tyler. » que je dis avant de l'embrasser et de filer. Je me rhabille et quitte son appartement, à regret. Je rentre chez moi, priant pour y trouver mon colocataire et ami, un peu de réconfort et une bouteille d'alcool.

✽ ✽ ✽

JEFFREYS BAY, 2013 Je dépose un autre carton sur le comptoir. Le quinzième que je charrie, et l'aube pointe à peine. Je soupire en m'installant sur une des chaises de la terrasse. Au moins, la vue vaut le coup. C'est certain que ça n'a plus rien à voir avec New-York. Adieu les gratte-ciels, bonjour l'océan à perte de vue. Les pieds sur une table, une bière fraiche à la main, pour beaucoup c'est ce qui se rapproche le plus du bonheur. Je ne pense pas avoir déjà été vraiment heureuse, de temps à autres j'ai frôlé cette sensation quand j'étais à New-York mais je me contentais de l'éviter. Parce qu'avec le bonheur survient forcement la souffrance, cette souffrance rendue si terrible du fait qu'on ait goûté ne serait-ce qu'à l'idée du bonheur. Comme cette douleur, profonde, dévastatrice, qui s'est emparée de moi quand Cameron est mort. Je n'aurais jamais eu aussi mal si je n'avais pas fait la bêtise de le laisser rentrer dans ma vie. - You really think you can sneak up on me like that ?  lance-t-elle en buvant une gorgée de sa bud. Elle ne s'est pas retournée, mais elle a entendu les pas, légers, ceux d'un voleur, d'une voleuse, en l'occurrence, et ça ne peut qu'être que Billy, elle le sait, elle le lui a appris. - I came to help you with the delivery.  - Well, you're late sweety.  Je lui souris, un brin moqueuse, alors qu'elle s'assoit en face de moi. - You was thinking about him don't you ? Mon regard rieur s'efface pour laisser place à une colère latente. Elle sait qu'il ne faut pas évoquer le sujet Cameron, elle sait que je déteste ça, mais elle a la tête dure et le sens de l'observation aiguisé. - Kind of.  que j'avoue malgré tout. - Ain't you supposed to be working ? que j'ajoute, en arquant un sourcil. Je n'ai jamais été d'accord avec son changement de carrière. Flic ! Je l'adore, mais elle est devenue flic nom de dieu. Moi je me suis acheté un bar sur la plage, c'est à ça que ça doit ressembler la retraite d'un voleur. Elle rit, parce qu'elle sait que je veux surtout changer de sujet, et je lui suis reconnaissante de ne pas insister. Les premiers surfeurs apparaissent sur la plage, et je souris à l'étendue bleue sous mes yeux. Les couleurs se mélangent comme dans un rêve, comme si rien dans ce monde ne pouvait être vraiment douloureux, ça m'arrache un rire jaune, le contraste est terrible avec la réalité.

✽ ✽ ✽

CAPE TOWN, 2013 - Why the hell did you ask me t'come ? I've a fucking business to run. Eric me regarde, de cette manière que je déteste, ce regard qu'il réservait pour les conneries, les coups ratés. - What's goin on ? - You messed with the wrong dupe Reagan. Comme si avoir Interpol sur le dos ne suffisait, il fallait en plus que je me tape un pigeon revenchard. Dire que je pensais bêtement que les choses n'allaient pouvoir aller qu'en s'améliorant, avec Cameron revenu d'entre les morts et le Bradburys qui, je dois bien l'avouer, me plaisait bien plus que je ne l'aurais imaginé. Eric n'a pas besoin de m'expliquer, s'il a pris le risque de venir lui-même jusqu'à Cape Town, c'est que je suis dans la merde, du genre très profonde. Et pour que l'inquiétude se reflète autant sur son visage, ça ne peut dire qu'une chose : Moses Archer. J'aurais du m'en douter. Je savais à quoi je m'attaquais, mais c'est surement une de mes meilleures réussites, une performance qui a définitivement confirmé ma place d'arnaqueuse de haut-vol. Il n'y a qu'un autre voleur pour m'avoir dénoncée. Et ça, c'est ce qui me rend malade. - Interpol's here. You better cooperate. Tell 'em about other heists, other thieves. You can buy your freedom. - I ain't gonna betray anyone. - What about the ones who betrayed you ? Ça se discute. Dent pour dent. J'acquiesce et écoute attentivement chaque mot que prononce Eric. Ils ont plus d'intérêt que moi, ils ont été moins discrets, ils ont tué, et leur localisation peut acheter ma liberté. C'est bien ce que je compte faire. Acheter ma liberté, et m'occuper du cas Moses ensuite. - T'was a hell of a swindling by the way. - As always. Learned from the best.






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Dernière édition par Reagan Singer le Ven 27 Déc - 22:40, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: (nina dobrev) how do you sleep at night ? - on silk sheets. rolling naked in money.   Lun 23 Déc - 22:00

rebienvendue!!
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Gabriel Caulfield
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MessageSujet: Re: (nina dobrev) how do you sleep at night ? - on silk sheets. rolling naked in money.   Lun 23 Déc - 22:21

Juste mdr.



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Joaquín Ribelles
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MessageSujet: Re: (nina dobrev) how do you sleep at night ? - on silk sheets. rolling naked in money.   Lun 23 Déc - 23:01

Daryl a vachement changé  (mdr) 





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Gabriel Caulfield
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MessageSujet: Re: (nina dobrev) how do you sleep at night ? - on silk sheets. rolling naked in money.   Lun 23 Déc - 23:06

Une légère transfiguration xd



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Joaquín Ribelles
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MessageSujet: Re: (nina dobrev) how do you sleep at night ? - on silk sheets. rolling naked in money.   Lun 23 Déc - 23:07

Bah ça y va la chirurgie esthétique xd





so close to perfection...

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Amy Richards
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MessageSujet: Re: (nina dobrev) how do you sleep at night ? - on silk sheets. rolling naked in money.   Mar 24 Déc - 1:45

Ecoute il est doué. Moi j'adore le nouveau Daryl  What a Face (out) 



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Johnny O'Connor
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MessageSujet: Re: (nina dobrev) how do you sleep at night ? - on silk sheets. rolling naked in money.   Mar 24 Déc - 23:42

(poele) 
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Reagan Singer
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MessageSujet: Re: (nina dobrev) how do you sleep at night ? - on silk sheets. rolling naked in money.   Mer 25 Déc - 12:15

Soyez pas jaloux, homme ou femme, l'est toujours beau Daryl  (tooth) 

(embarque Rowan dans un coin sombre  (hehe) )





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MessageSujet: Re: (nina dobrev) how do you sleep at night ? - on silk sheets. rolling naked in money.   

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(nina dobrev) how do you sleep at night ? - on silk sheets. rolling naked in money.

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