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 are we gonna fight or make out ? (lena)

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Jace Caulfield
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❖ AGE : vingt-neuf ans
❖ ORIGINES : anglais
❖ JOB : en convalescence après un accident de voiture (ranger au parc national tsitsikamma à mi-temps ✽ apprend le surf à des débutants)
❖ STATUT : père célibataire

❖ MESSAGES : 2408
❖ À J-BAY DEPUIS : 20/10/2013
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MessageSujet: are we gonna fight or make out ? (lena)   Sam 7 Déc - 22:20

I CAN'T TELL YOU WHAT IT REALLY IS, I CAN ONLY TELL YOU WHAT IT FEELS LIKE AND RIGHT NOW THERE'S A STEEL KNIFE IN MY WINDPIPE. I CAN'T BREATHE BUT I STILL FIGHT WHILE I CAN FIGHT AS LONG AS THE WRONG FEELS RIGHT IT'S LIKE I'M IN FLIGHT, HIGH OFF OF LOVE, DRUNK FROM MY HATE. IT'S LIKE I'M HUFFING PAINT AND I LOVE IT MORE THAT I SUFFER, I SUFFOCATE AND RIGHT BEFORE I'M ABOUT TO DROWN SHE RESUSCITATES ME. SHE FUCKING HATES ME AND I LOVE IT.

Une semaine déjà que je me débats avec mon quotidien. Tout réadapter, tout réapprendre. Plus rien n'est pareil. Le moindre geste alors insignifiant est devenu une bataille de chaque instant. Atteindre un placard, passer une porte, franchir les deux marches du perron. Ça n'a jamais été une maison extraordinaire, rien qu'un taudis qui m'accueille le temps de mes nuits, pour avoir un toit lorsque je ne créche pas chez Lena, Gabriel ou même Royce. Un chez-moi. Je pourrais m'étouffer de rire, si ça n'était si pathétique. Je n'ai plus nulle part où aller. Presque. Je pourrais trouver de l'aide dans le peu qu'il me reste, le peu d'amis que j'ai jamais eu, en fait. Mais je préfère de loin ma solitude, j'en arrive parfois à oublier que je suis dans ce fauteuil. Alors que si j'étais avec quelqu'un, son regard me tuerait, parce que je sais exactement ce que j'y trouverais.
Je fais tomber un paquet de pâtes depuis l'étagère avec le manche du balai, avec pour seul résultat d'étaler tout son contenu sur le sol. - Eh merde ! que je hurle en balançant le balai. J'en ai marre. Marre de devoir affronter ça. Aussi banal qu'humiliant, parce que je ne peux rien faire, parce que je ne suis pas capable et parce que je n'en ai pas envie. Je suis supposé être à la réserve ou à la plage, à faire mon job, pas galérer à me faire cuire un foutu plat de pâtes. J'attrape une bouteille d'alcool, elle au moins est à la bonne hauteur, et me dirige vers le salon, entendant vaguement craquer ces putains de macaronis sous les roues. J'allume la télé, le son est trop fort, suffisamment pour couvrir le bruit de mes propres pensées, suffisamment pour emmerder les voisins. Qu'ils viennent, ça me fera quelqu'un sur qui me défouler. Une autre chose que j'ai remarqué depuis que je suis privé de mes jambes, les gens n'ont même plus le cran de vous gueuler dessus, et tout ça, moi, ça ne me fait que hausser encore plus le ton de ma voix, à les maudire tous autant qu'ils sont pour pouvoir s'enfuir en courant, pour ne pas avoir à supporter la vision de ces escaliers qu'on ne peut pas gravir, alors que la chambre est à l'étage, pour ne pas avoir à enchainer les visites chez un médecin qui ne fait rien d'autre à part s'excuser d'être inefficace, pour ne pas avoir à affronter une cruelle réalité, insupportable, vorace, qui s'attaque à toutes ces petites choses jusqu'alors sans importance et qui prennent une telle résonance maintenant que le monde entier semble avoir changé. J'aperçois un reflet dans la vitre. Je ne l'ai même pas entendue entrer. Je ris, jaune. Elle est bien la dernière chose dont j'ai besoin en ce moment. - T'es pas la bienv'nue. que je lance avant d'avaler une longue gorgée de mon whisky.




    We were opposites at birth, you were steady as a hammer, no one worried 'cause they knew just where you'd be and they said I was the crooked kind and that I'd never have no worth but I was always gold to you.
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MessageSujet: Re: are we gonna fight or make out ? (lena)   Dim 8 Déc - 14:31

Jace n’était plus avec moi et pourtant il me pourrissait la vie. Vomir, vomir et encore vomir. Je le détestais. Parce que je ne me voyais pas mère et à cause de lui j’allais devoir y faire face seule. A une époque j’aurais pu demander des conseils à Agnes, mais je n’avais plus vraiment envie de lui adresser la parole à vrai dire. J’étais furieuse contre eux. Plus contre agnes, Jace, c’était prévisible qu’il gâcherait tout, mais elle, elle avait un mari merde. Qu’est ce qui lui avait pris ? Ce n’est pas ainsi qu’on récupère un mari ! C’est ainsi qu’on le perd. Je finis par me préparer, parce que bien qu’il soit con comme pas deux et qu’il ait refusé que je l’aide, je voulais vérifier qu’il était toujours envie. Vu le peu d’importance qu’il accordait à sa vie, il risquait de se jeter de la première fenêtre qu’il voyait. Une fois prête, je pris ma voiture. Je m’avançais vers la porte de sa baraque pourri qui aurait besoin de réfection. J’hésitais longuement avant de pousser la porte en levant les yeux au ciel. Non seulement il refusait toute aide mais en plus il laissait sa porte ouverte histoire d’ouvrir la porte aux gens… S’il était encore vivant, c’était un miracle. Quand je pénétrais dans la pièce j’eus un haut le cœur. C’était sale, c’était bordélique, et ca puait. J’eus comme premier réflexe de le laisser pourrir dans sa porcherie et jme souvins ensuite qu’il s’agissait de Jace. Il se laisserait crever là-dedans.

Il a une bouteille dans la main et a une sale gueule. Je souffle. «  T’as l’air en forme. Et quelle bonne odeur, laisse-moi deviner tu t’es pas douché depuis combien d’années ? » Je m’approche, renifle son cou et me recule violemment. «  Je confirme, tu pue. » Sans vraiment m’attendre à une réponse intelligente je vais chercher des produits, des sacs poubelles avec une grande envie de balancer de l’eau de javel sur lui ou le foutre lui-même dans la poubelle. Je commence à ranger et à tout nettoyer. Je m’arête et prend une bouteille d’eau qui par miracle vient de son frigo. Je soulève mon t-shirt sans vraiment y penser et montre une mini bosse qui commence à se voir. «  Oui c’est le tien d’autres questions ou jpeux continuer de transformer cette porcherie en maison ? » Je continue de ranger comme si de rien n’était et petit à petit cette maison ressemble à une barque habitable. Je monte à l’étage et récupère les draps etc de sa chambre qui est immaculée, normal il l’a pas touché à mon avis. Je déplie le canapé et y place les affaires de son lit et organise tout le salon pour en faire en partie une chambre. Et puis c’est pas comme si il recevait des gens ici, alors on s’en fout un peu. J’attrape son fauteuil et l’embarque – sans lui demander son avis – vers le canapé. « Là ca ressemble à une habitation. A présent mon gars tu vas te laver et si tu dis un truc, si tu ronchonnes je t’étrangle ok ? » Je l’emmène vers la salle de bain. Je sens que cette journée va être très longue.
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Jace Caulfield
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MessageSujet: Re: are we gonna fight or make out ? (lena)   Sam 28 Déc - 1:02

Je n'ai aucune envie de voir Lena. Je n'ai pas envie de la voir me rappeler ce que j'ai perdu, juste parce que j'ai été trop con, et que je suis encore plus con de rester à m'embourber dans ma merde. Parce que je pars du principe que tout est perdu d'avance. C'est un fait qu'on finit par comprendre quand on... quand on est moi. On finit par se faire à l'idée que tout est voué à l'échec, même les excuses sont des faux pas et les bonnes actions se transforment tôt ou tard en quelque chose de mauvais. Au moindre éclat de bonheur, que ce soit moi ou un autre, il se passe toujours un évènement qui vient tout gâcher, qui me repousse du haut où j'étais parvenu à me hisser. Ça ne fait aucun doute que je ne suis jamais tombé aussi bas qu'à la mort de Carrie, même si ma chute récente mériterait presque de détrôner la peine et la douleur de la dernière, le fait que - cette fois - je sois en grande partie responsable la rend plus supportable, parce qu'au fond, si j'avais voulu, j'aurais pu enrayer la catastrophe, j'aurais pu éviter les lèvres d'Agnès. Alors que Carrie... Carrie je n'ai rien vu venir, je n'ai rien pu faire, juste un bon gros coup d'vie dans la gueule, et j'ai du encaisser la fatalité.

Je lève un regard fatigué vers elle. - Je confirme, tu pue. - J't'emmerde, casse-toi si tu n'supportes pas l'odeur. que je crache, passablement énervé. Puis je la regarde faire sans rien dire. C'n'est pas franchement comme si je pouvais intervenir. Elle veut ranger ? Qu'elle se fasse plaisir. - Oui c’est le tien Un rire jaune se bloque dans ma gorge lorsque je réalise qu'elle ne plaisante pas. Mon silence pour toute réponse, elle reprend son grand chamboulement. Elle se fout d'moi. Je bois une longue gorgée de mon whisky. Elle attrape mon fauteuil alors que j'essaie d'm'allumer une cigarette et me pousse vers la salle de bain. - Fous moi la paix nom de dieu ! T'as pas mieux à faire merde ! que je crie, la clope toujours entre les lèvres. Une fois dans la pièce, je parviens à m'tourner vers elle. - Si t'es v'nue chercher du fric pour l'avortement, tu d'vrais te souvenir qu'j'ai pas un rond. que je lance avec un sourire sardonique. Je réussis à craquer mon allumette et recrache des volutes de fumée, observant le ventre de Lena avec colère difficilement contenue. - Pourquoi tu n'vas pas voir Gabriel huh ? Ça fera au moins un Caulfield qui en aura quelque chose à foutre.





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MessageSujet: Re: are we gonna fight or make out ? (lena)   Ven 3 Jan - 12:11

La réaction typique d’un ours mal léché du nom de Jace, casse toi. Si on n’aime pas la critique, on fait en sorte de ne pas avoir de raisons de l’être un point c’est tout. il me gonfle avec ces airs d’animal blessé qui mord pour éloigner les gens. Peut-être faudra t’il qu’il se mette un jour dans la tête que ce n’est pas en s’apitoyant toute da vie qu’il la vivra, il mourra plein de regrets et malheureux, une fin que je ne souhaite à personne. Surtout quand on provoque son propre malheur. Il râle et fulmine, crache, mais ça, il l’a toujours plus ou moins fait, je ne m’en formalise pas, ce n’est pas comme si j’étais plus amoureuse de lui hein. L’amour endure tout, croit tout etc, avec Jace, on en comprend tout le sens ! Je lève les yeux en l’air. « Apparemment non je n’ai pas mieux à faire que gérer un abruti pareil ! » S’il croit sue je vais le ménager. Si ça ne tenait qu’à moi je le balancerais comme ca dans une piscine. Au risque que l’eau en devienne marron. Il bougonne comme un ptit vieux et ça me ferait presque rire. Parfois je me demande ce qu’il cache à tout le monde pour avoir autant de haine envers lui-même. Pour saboter sa vie lui-même. On ne peut pas être si misérable sans raisons. Je lui enlève la cigarette de la bouche et va la foutre à la poubelle. Il parle de fric et j’en aurais presque eu un fou rire. Lui demander de l’argent. En voilà des idées saugrenues. « « Que ce soit clair, je ne m’attend à rien de toi depuis un moment déjà, alors assumer un gamin ? Plutôt crever. En revanche, tu restes le père du gamin, alors jte laisse en profiter, même si je me doute que tu t’en fous carrément. En plus je sais que tu ne laisses plus ou moins personne s’occuper de toi. Moi je sais comment te gérer, alors jle fais. Après tout ce n’est pas parce que tu es un abruti fini, que ça efface les bons moments. J’aurais pu te rendre heureux, si tu m’avais laissée faire. Ah oui au cas où t’avais pas encore compris, il n’est pas question d’avorter. » Je ne ris plus, il m’envoie vers son frère. Ce type a un sacré problème, il devrait se faire soigner ! Je fulmine à mon tour et lui envoie une gifle monumentale. Il n’a aucun droit, il ne peut pas dire ce genre de chose. Certes je suis habituée, mais ce n’est pas pour autant que j’encaisse sans rien dire. Mon père disait toujours rend les coups, et plus fort, parce que personne n’a le droit de te mettre à terre. « Pardon ? Gabriel ? Depuis quand Gabriel m’intéresserait ? Je m’en contrefous de lui, ce n’est pas lui qui a besoin de moi c’est l’imbécile heureux devant moi .alors ta fausse attitude de rebelle de merde tu te la fourre bien profond et tu vas te laisser faire ok. Parce que crois-moi, tu veux en finir Fine ! Je te balance par la fenêtre de mon appart QUAND tu veux ! Crois moi je suis consciente que je suis tombée amoureuse du plus con et plus égoïste que le terre ait jamais portée, mais chacun porte sa croix. As à quoi bon, je parle dans le vide. Si je pouvais oublier, effacer ce que je ressens, jle ferais. » Je lui enlève son t-shirt sans ménagement et le balance au sol, j’emmène le fauteuil dans la salle de bain et enlève le reste. Je jette pareil en dehors de la pièce – ses vêtements sont immondes – et je le laisse au final nu comme un verre et je vais chercher des fringues propres. Je prends une serviette, je prends un gant et le mouille puis mets du savon dessus. « Tu bouges je t’en mets une. » t il sait que quand je veux ce n’est pas des claques que je mets…
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Jace Caulfield
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MessageSujet: Re: are we gonna fight or make out ? (lena)   Sam 4 Jan - 17:13

Apathy is the solution. I mean, it's easier to lose yourself in drugs than it is to cope with life. It's easier to steal what you want than it is to earn it. It's easier to beat a child than it is to raise it. Hell, love costs: it takes effort and work.
✰ ✰ ✰
J'aurais pu te rendre heureux, si tu m'avais laissée faire. Sa phrase tourne en rond, elle cogne contre les parois de mon crâne avec une douloureuse insistance. Être heureux. Ça n'a jamais été sur le menu. Je ne suis pas né pour être heureux, je ne suis pas capable de faire face à ce qui vient après, quand le bonheur a foutu le camp. Je me suis fais prendre une fois à la comédie du bonheur, j'ai vraiment cru que ça pouvait durer, même que ça avait un sens. J'ai laissé faire, ça m'a coûté ce qu'il me restait de foi en l'existence. Mon regard cerné se pose sur Lena, la suit alors qu'elle s'active et s'égosille, et que je reste silencieux à constater que je n'y échapperais pas. Inerte, amorphe même, je me laisse faire, je la laisse faire, m'engueuler, me virer de mon fauteuil pour que je me retrouve sous la douche, je la laisse faire puisque lui cracher des méchancetés ne lui suffit pas. J'en oublie même l'humiliation que j'aurais ressenti habituellement dans une telle situation. Ce n'est pas comme si Lena pouvait avoir une estime de moi encore plus basse qu'elle ne l'est déjà. Un bébé. À peine débarrasser du poids de la possibilité que celui d'Agnès soit le mien, me voilà avec la nouvelle bien réelle que je vais être père malgré tout. Je n'écoute pas son discours, je le connais par coeur, avant même qu'elle ne l'ait récité, je la connais par coeur. Je sais comment la blesser, je sais comment la faire sourire, et même comment lui dire je t'aime avec mes manières tordues. Je sais qu'elle comprend mes façons abruptes et mes coups de sang, elle comprend, elle croit comprendre, elle compatit, elle essaie, car elle est amoureuse. Je lui en veux. Pour ça. Pour m'accorder un amour dont je ne veux pas. Aimer c'est prendre le risque de souffrir, ce n'est même pas un risque, c'est une assurance, d'autant plus lorsque l'on sort avec moi. Et être aimé par moi, c'est encore pire. Gabriel a tenu longtemps, parce que c'est mon frère, qu'il s'est accroché, pour son sang, pour son cadet, parce qu'il est Gabriel et qu'il ne laisse pas tomber sa famille comme je le fais. Mais Lena, elle, n'a aucune raison de continuer, même pour un gosse, ça ne vaut pas le coup. Même si j'en venais à l'aimer, ce gamin, je le ferais souffrir aussi. Parce que c'est ce que je fais, je blesse ceux que j'aime.
- Pourquoi tu ne pars pas ? Pourquoi tu n'te contentes pas d'être comme les autres ? que je lance, dans un soupir, passant une main dans mes cheveux mouillés. J'attrape son poignet pour qu'elle arrête ce qu'elle est entrain de faire. - Tu ne vois même pas que ça ne rime à rien ? Ce que t'es entrain d'essayer de faire ? La colère et la cruauté qui vibraient dans mes mots quelques minutes plus tôt ce sont envolées, il n'y a plus qu'une cinglante vérité, alors que je fixe mon regard au creux du sien. - Je n'en veux pas. Du gosse, de toi. Ça fait un bail que je n'ai plus envie de quoique ce soit entre nous. Si ça a duré si longtemps, c'est parce que mon frère s'est plus accroché à cette relation que moi, parce qu'il m'a poussé vers toi, sans arrêt. Je me force à ricaner, que ça ait l'air d'être un jeu, encore un autre. - Je t'ai blessée ? Lena, c'est ce que je fais toujours, et plus tu restes, plus ça fera mal, parce que je suis foutrement doué à ce jeu-là. Je n'pensais pas que tu serais assez stupide ou masochiste pour être encore là. Il faut que t'arrêtes Lena, même moi je commence à trouver ça pitoyable. Je ne veux pas faire d'efforts, je ne veux pas me battre pour la garder auprès de moi. Je pourrais dire que je la rejette parce que je ne la mérite pas - c'est le cas, je ne la mérite pas - mais si je le fais, c'est par pur égoïsme, j'en ai marre d'avoir mal, j'en ai marre de vivre dans la crainte perpétuelle de revivre ce que j'ai vécu après la disparition de Carrie. Je préfère que Lena s'en aille parce que je l'aurais poussée à partir, que de la sentir me filer entre les doigts au moment où je m'y attendrais le moins et rester con à essayer de comprendre ce qui m'a échappé, je ne veux pas avoir à regretter des moments de bonheur qui ne feront que se transformer en souvenirs incisifs, douloureux, je ne tiens pas à en ajouter au tas déjà formé par la mémoire de Carrie. Je lâche son bras et saisis une serviette, réussissant difficilement à me relever et à atteindre mon fauteuil.





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MessageSujet: Re: are we gonna fight or make out ? (lena)   Sam 4 Jan - 17:39

Jace et moi, on se connait sur le bout des doigts, sans doute trop. Je connais ses mimiques, je sais quand il pense une vacherie ou quand il ne le pense pas. Je sais quand il va s’énerver ou quand il va rester calme. Je sais quand il va ‘envoyer chier, fuir, ou rester là stoïque, ou me mettre à terre. Jace oublie qu’il n’a pas la furie qu’il connait par cœur. Il a une femme enceinte, torturée par des sentiments qui la rendent folle. Une femme désespérément amoureuse et seule. Il se laisse faire, jusqu’à un point, jusqu’à sa limite. Il me prend le bras et plonge ses yeux dans les miens. Il a ce regard d’incompréhension, de peur et de fermeté. Jace est un livre ouvert, si on sait lire ce langage. Je reste figée devant les mots qui sortent de sa bouche. Touchée en plein cœur, l’oiseau entame sa descente vers le sol. Il percute le sol de plein fouet, ses poumons se vident de l’air qui lui permet de respirer, de vivre. Je me sens comme cet oiseau, comme le poisson hors de l’eau qui peu à peu, sait, qu’il va mourir et se laisse faire. L’agonie, le moment où la fin est inéluctable, mais que tu es conscient, que tout est fini. Il veut savoir pourquoi je ne pars pas. Pourquoi je ne le rejette pas comme tous ceux qui ont croisé sa route. Pourquoi je ne fuis pas. Je ne sais pas, parce que cet homme est ma vie et même si je le hais autant que je l’aime, il m’arrache les tripes chaque fois. Il est la personne qui peut me procurer autant de bonheur qu’un living hell. Il ne sait peut-être pas à quel point il me fait mal, avec quelle dextérité et férocité il déchire mes entrailles. Pourquoi ne pourrais-je pas abandonner, oh je connais la réponse, mais elle me tue, peu à peu, il n’en restera rien.

Je ne réponds pas, je dégage mon bras et laisse mes larmes lentement mais surement, couler le long de mes joues. Je reste plantée là, rongée par la peur, par l’incompréhension, et la tristesse de se rendre compte qu’il ne sait pas aimer, qu’il ne saura probablement jamais. Il ajoute à mon désespoir. Il me dit qu’il ne veut pas de moi, de nous, du bébé, il ne veut plus rien. Je sens chaque pote de ma peau frémir. Ma peau se glace, mon cœur cesse sa course. Il me traite de stupide, de masochiste. Et il a raison. Ce n’est pas pour ça que je peux m’en empêcher. Comment peut-on ne pas aimer ? Comment fait-on ? Je l’ignore. « Parce que je t’aime. Parce que conne que je suis, je ne cesserais probablement jamais. Parce que je tins à toi, probablement plus que quiconque, ou moi. Parce que je ne peux pas te voir avoir mal, souffrir, sans défense, même si de toi, c’est dur de dire ça. Tu détruis tout ce que tu touches certes, mais les dégâts sont déjà là. Tu ne vois pas ? Je n’ai personne vers qui me tourner, tu es la raison pour laquelle je me lève le matin. Je ne cesse de penser à toi, et pourtant j’aimerais t’oublier. J"aimerai ne plus rien ressentir, parce que t’aimer ça finit par tuer, ça finit par détruire. Je ne sais pas qui ou quo t’as rendu ainsi. J’ignore ce qui a pu t’arriver, mais j’espère que ça vaut la peine de détruire la dernière personne qui veut s’assurer que tu ne finisses pas par crever seul. J’ignore si ce sont les hormones qui parlent, ou mon âme qui hurle. Parce que tu as déjà pourri mon être, tu l’as mis à mal, tu en a fait une coquille vide, parce que sans toi, je ne suis rien. Alors si tu crains de me blesser, bienvenue dans la réalité, c’est fait. Mais tu as raison, tu es mauvais pour moi, mais ça, jle savais déjà puisque tu t’es insinué en moi comme un poison latent qui finit par te ronger, puis te tuer. » Je vais dans la cuisine, attrape un bol et la colère vient remplacer la tristesse, mêlées, elles font sur moi un effet plus que dévastateur. Je balance le bol contre le mur, puis d’autres objets, je lance tout à ma portée et finis par me laisser fondre sur le sol, au milieu des bouts de verre de porcelaine ou autre, brisés. Mes larmes coulent sans discontinuer. Il est devant moi et dans un sanglot, mêlée à un ton furieux je lui réponds. « Dis-moi que tu ne m’as jamais aimé et je partirais. » J’ai peur de la réponse, parce qu’au fond je m’en doute et je pleure de plus belle, en silence, parce qu’une femme forte ne pleure pas, hein papa.

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MessageSujet: Re: are we gonna fight or make out ? (lena)   Mar 7 Jan - 22:28

TO LOVE IS TO DESTROY, AND
TO BE LOVED IS TO BE THE ONE DESTROYED.
Je voudrais la haïr. Je voudrais pouvoir continuer à lui cracher tous ces mots qui font mal, plus mal que des protestations, plus mal que le simple fait de l'ignorer. Des mots qui rongent, qui s'accrochent. Des mots voraces. Je voudrais pouvoir continuer à lui faire mal, mais ce regard qu'elle me lance, cet air qui inonde son visage. La détruire n'a jamais été l'objectif. Je ne sais pas aimer, pas correctement, parce que j'ai décidé que j'en étais incapable et ça a toujours été plus facile comme ça. Jusqu'à Carrie, jusqu'à Lena, jusqu'à la douleur de la perte, jusqu'à la peur de la perte. Je voudrais la haïr. Continuer à la blesser, juste pour le plaisir de le faire. Il semblerait que je ne sois pas aussi dénué de sentiments que je l'aurais espéré. J'ai appris beaucoup de choses, en trente putains d'années d'existence, mais je n'ai jamais su comment encaisser ça, de tels regards, un tel désespoir. Je n'ai jamais su faire face à mes propres émotions. C'est le domaine de Gabriel. De savoir quelles paroles prononcer, de savoir rassurer, protéger, aimer. C'est l'autre côté de la médaille, le côté brillant, que l'on montre volontiers, que l'on expose, alors que l'on cache la face abîmée, rouillée, celle qui ne représente pas grand chose. Ça sonne tragique, mais à la vérité je me suis fait à cette réalité, j'en suis même venu à l'apprécier. Il a fallu que les femmes s'en mêlent. Il a fallu que l'amour s'en mêle. L'amour, c'est ridicule. J'étais certain d'être parvenu à m'en garder, au lieu de ça j'ai sauté dedans à pieds joints quand j'ai rencontré Carrie. J'ai même réitéré avec Lena, comme si une fois ne suffisait, comme si la leçon n'avait pas été assez dure à apprendre. J'attrape les vêtements qu'elle avait apporté plus tôt, essayant de détourner mon attention de son discours. Je ne veux pas entendre ce qu'elle a à me dire. Je ne veux pas avoir à la briser encore, pas après tout ça. Je reste dos à elle, les paupières closes, à écouter malgré moi des bribes, des extraits, intolérables.

Parce que je t’aime.
Parce que je ne peux pas te voir avoir mal.
Et pourtant j’aimerais t’oublier.
Parce que sans toi, je ne suis rien.

Comment peut-on être aimé à ce point ? Comment ne peut-on pas balayer ses conneries pour l'embrasser ? Comment peut-on rester immobile, quand la femme qu'on aime s'égare dans une telle détresse ? - Alors c'est encore pire que ce que je pensais. Naturellement. La phrase s'est créée naturellement, par habitude, parce que c'est plus facile, parce que je suis comme ça. Elle disparaît, et tout ce que j'entends par la suite sont des éclats de verre brisé. Je me rassois et rejoins la cuisine. - Dis-moi que tu ne m’as jamais aimée et je partirais. Je reste figé, le regard levé vers elle depuis ma triste position sur ce fauteuil. Je suis allé trop loin pour reculer maintenant. Je me suis trop aventuré dans cette recherche de haine, dans ce besoin d'éloigner les autres. La bouche close, je n'arrive pourtant pas à les prononcer. C'est pire qu'un au-revoir, c'est un adieu, c'est la fin, définitive. Et pourtant je les lance, ces quelques mots, ces mots terribles, ces faux aveux. Je les lâche comme un couperet, avec une inertie qui n'est pas due à une cruelle indifférence mais à l'incisive douleur qui me déchire l'estomac. - Je ne t'ai jamais aimée. Je t'ai aimée depuis le premier sourire, comme ça, comme un idiot, je suis tombé amoureux dès que tu m'as envoyé me faire voir. Je suis tombé amoureux comme quand on a quinze ans et la furieuse envie de découvrir les lèvres d'une fille pour la première fois. Je t'ai aimée, je t'aime encore. J'ai toujours aimé mentir, mais même venant de moi, c'est ignoble. Je le sais. Je sais aussi que c'est l'unique moyen pour qu'elle s'en aille.






    We were opposites at birth, you were steady as a hammer, no one worried 'cause they knew just where you'd be and they said I was the crooked kind and that I'd never have no worth but I was always gold to you.
    if I am to choose a side...


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MessageSujet: Re: are we gonna fight or make out ? (lena)   Mer 8 Jan - 0:28


Ces quelques mots. Juste quelques mots. Pas besoin de grand discours pour détruire quelqu’un. Bravo, je m’incline Jace, tu as gagné, j’ai perdu. Je regarde dans le vide, je ne sais pas quoi dire, ni quoi faire. Si ça ne tenait qu’à moi je resterais là, sans bouger. Je lève les yeux vers lui, je me lève, prenant appuie sur un meuble. Ces quelques mots. Juste quelques mots. Pas besoin de grand discours pour détruire quelqu’un. Bravo, je m’incline Jace, tu as gagné, j’ai perdu. Je regarde dans le vide, je ne sais pas quoi dire, ni quoi faire. Si ça ne tenait qu’à moi je resterais là, sans bouger. Je lève les yeux vers lui, je me lève, prenant appuie sur un meuble. Je ne sais pas comment je dois le prendre. Si je dois comprendre qu’il me rejette, par peur, ou s’il le pense vraiment. Une partie de moi ne le croit pas. L’autre partie ne veut plus lutter, à quoi bon. Je suis devant lui, je plonge mes yeux humides dans les siens. « Ok. Tu as gagné. » Je quitte l’appartement, sans un autre regard, sans un autre mot. Je sors de chez lui et laisse mes larmes s’écouler, comme mon âme qui s’échappe, mon coeur qui se déchire. J’avance sans but réel, sans destination, sans regarder vraiment. J’avance vers le passage piéton et vois le bonhomme vert, ou je crois que c’est lui, de toute façon, qui s’en préoccupe ? Je continue, j’entends crier des sons imperceptibles, ou peut être que je ne suis déjà plus là, je me retourne pour savoir d’où ça vient, un homme agite les mains frénétiquement, puis, le choc. Je n’ai pas le temps de le sentir, que mon esprit s’éteint. Je ne vois pas Joe blanchir en me reconnaissant, je ne vois pas les paramedics m’emmener en urgence, monitorer le bébé et moi. Je ne les vois pas me ranimer quand mon coeur, sans raison de vivre cesse sa course. Je ne me vois pas non plus arriver en trombe et être prise en charge par le frère de Jace, paniqué. Quand je reviens à moi, la pièce est blanche. Je regarde autour de moi et regarde, mon ventre est toujours aussi gros, je n’ai a priori rien de cassé mais mon ventre me fait mal, et j’ai sans doute des bleus parce que bouger semble si douloureux. Je me redresse et voit arriver Gabriel. « Et bien, tu nous a fait tous peur Lena. Tu vas bien, tu as eu une chance inouïe. Le bébé va bien, et tu sortiras dès qu’on aura vérifié tout. En revanche, tu vas avoir besoin de te mettre n arrête et de baisser la cadence. » Je souris, je m’en contrefous, par ce que clairement, plus grand-chose a d’importance désormais. Plus rien. Même le bébé m’indiffère. Je sais qu’à la seconde où je sortirais diici, ma vie n’aura plus de sens.
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