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 Something good can work. (Aiden)

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Calliope White
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MessageSujet: Something good can work. (Aiden)   Mer 7 Mai - 17:53

I find it hard to take,
When people run in circles.


Je suivais des yeux un poisson, depuis tellement longtemps que j’en avais perdu la notion du temps. Il avait des reflets arc-en-ciel, et une idée bien précise en tête. Un truc en rapport avec le rocher juste sous lui, qu’il inspectait rigoureusement depuis que je l’avais sous les yeux. C’était comme si le reste du monde n’avait aucune influence sur lui, comme si l’eau ne l’affectait pas, comme s’il était seul au monde. Seul au monde … ça donne à réfléchir.
Justement.
En tailleur sur un rocher humide, le rivage était à quelques mètres. Le fond de la rivière était peu profond jusqu’à moi, ce qui expliquait que le rocher, au milieu de la rivière, était humide, mais pour le reste, j’étais venue à pied, l’eau m’atteignant presque les genoux au plus profond du chemin que j’avais emprunté. L’endroit devait être un bon spot pour les familles avec enfants, vu la profondeur et le calme de la rivière, la rive était assez aménagée, au bout d’un chemin lui aussi plutôt bien indiqué, derrière un restaurant. Mais pour le moment, il n’y avait pas un chat à l’horizon. Juste moi, le chant des oiseaux et les poissons qui occupaient mes yeux. Quant à mes pensées …
Dans un film, j’aurais retrouvé mon frère en une heure vingt. Les semaines commençaient à défiler. Et je n’avançais pas. J’étais pas plus fière que ce poisson, à la recherche d’une vérité sur un caillou. Et si la vérité était sur le caillou d’à côté ? Comment le saurai-je ?
Je tournais en rond.

Il fallait que ça cesse.

Qui jouait avec moi, ici ? Le rien, le temps, les fantômes ? Les mots qui crevaient à cause de ma rage, mon excitation, mon impatience. A vouloir aller trop vite, j’avais peut-être omis quelques pièces de mon énigme. De ma quête. J’avais tourné le dos à un père distant pour me rapprocher d’un frère inexistant. Et même ainsi, j’avais l’impression d’être toujours sous sa surveillance, d’être la pièce de son jeu – la seule nouveauté, ce sont les couleurs, les sons, les graphismes … mais comment pouvais-je être sûre d’avoir quitté l’échiquier ?
En arrêtant de jouer.

Je plongeais ma main dans l’eau, me penchant dangereusement en avant. J’effleurais les écailles du poisson méfiant, attrapais sa pierre. Je prends ta pierre, ton obsession, tu prends la mienne. La pierre qui m’entraîne, la pierre qui m’attache à un présent déjà passé. Je ne l’avais pas trouvé en le cherchant, qui sait, je le trouverais peut-être en essayant de l’éviter. Et bientôt, je partirai. Rien ne me retenait plus ici. Et j’arrêterais de perdre mon temps en tournant en rond, sur la foi de quelques paroles prononcées il y a deux ans.
Un oiseau chanta plus fort que les autres, et il attira mon attention sur la berge. Je ne pu me retenir de sursauter en voyant que la berge vide ne l’était plus tout à fait : la personne qui était arrivée n’avait vraiment pas fait de bruit. Je m’attardais quelques secondes sur l’arrivant, avant de détourner le regard. Et de constater que le poisson était toujours au même endroit, cherchant visiblement sa pierre.
Peut-être qu’après tout, je serais toujours à la recherche de ma pierre, peu importe ce que je fasse.
- Euh, excusez-moi ? Je peux vous demander ce qu’il vous est arrivé … Monsieur ? Tournée vers l’inconnu, constatant les dégâts en lieu et place d’une béquille. Après tout, je n’avais rien contre une petite histoire.
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Aiden Livingstone
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MessageSujet: Re: Something good can work. (Aiden)   Ven 9 Mai - 2:38

Je ne m’aventure pas souvent loin des endroits « surs » enfin presque. Pas que j’en ai peur ou quoi, juste par ce que j’ai toujours peur que ma hanche lâche au moment où il ne faut pas et me retrouver coincé. Plus par fierté qu’autre chose devrais je dire. Pourtant, l’eau m’attire toujours autant. Je regarde autour de moi, respire l’air s frai si bon de là où je suis. Ce n’est pas pratique, vraiment pas. Jme sens presque coincé, je me retiens d’aller plus loin. C’est là que je l’aperçois. La jeune femme, a calme, les pieds dans l’eau. Enfin je crois je ne vois pas bien. Elle a l’air, ailleurs. Elle est très jolie, je peux le dire de là je finis par m’approcher, je pose la béquille sur le sol, parce que je le sens pas sinon. Je m’approche et elle du m’observer parce qu’à peine arrivé, elle me demande comment c’est arrivé. Je crois que c’est bien la première fois qu’on me le demande de manière si abrupte. Je souris. « Ca ? » En montrant ma jambe. Je n’en parle pas, parce que ça réveille d’autres souvenirs qui ne me plaisent pas, que j’ai tenté d’oublier, d’enfouir. Peu savent, et c’est très bien comme ça. Mais cette jeune femme me dit quelque chose. Je suis certain de l’avoir vu quelque part. Comme une image de déjà-vu. « Une fusillade. Rien de très héroïque ou d’intéressant. Tu viens souvent ici ? C’est marrant, ton visage me dit quelque chose. Je suis sure qu’on te l’a déjà dit. » Je me rappelle encore de ma mère enceinte, du bébé que je voulais voir naitre, et puis ma mère avait « perdu »le bébé. Je n’avais pas compris, j’étais petit. Depuis j’avais toujours vu ma sœur partout où je voyais quelqu’un de son âge. Je demandais même à ma mère dont le visage se voilait subitement et sa voix devenait cassante. J’avais fini par me faire une raison, et puis il m’arrivait, parfois, d’imaginer à quoi elle pouvait ressembler. Si elle savait que j’existais, si elle m’avait cherché. Je ne savais même pas si « perdu » le bébé voulait dire qu’il était mort, ou qu’on lui avait ôté. Je finissais par rejoindre la jeune femme et m’assoir, péniblement. « Tu n’es pas d’ici hein ? C’est beau hein ? Parfois on s’y perdrait devant tant de beauté. Moi c’est Aiden, toi ? » Que je demandais. Contrairement à ce que pensait Jill, j’étais pas si rude avec tout l monde, et depuis elle, c’était différent, elle me plaisait.


i'm not there yet
but you're nearly the only one
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Calliope White
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MessageSujet: Re: Something good can work. (Aiden)   Ven 9 Mai - 22:47

(Not so good.)

Il avait posé sa béquille. Et à présent, marchait comme l’autre au milieu de la mer. Enfin, là, il s’approchait juste de mon rocher, de mon refuge au-dessus de la rivière. Alors que je n’avais aucune idée de qui il était, alors qu’il aurait très bien pu passer son chemin ou me répondre de là où il était – et vu sa béquille, je n’aurais rien dit. Au contraire, la distance confère une sorte de protection, la distance physique rassure. Là, il était juste en train d’envahir mon espace, de piétiner mes défenses, de venir en moi, d’une certaine manière. Qu’un inconnu fasse ça, c’était … étrange. Nouveau aussi, car même si je n’étais pas asociale à ce point, mes pensées n’appartenaient qu’à moi, et je ressentais une étrange impression d’être mise à nu devant cet inconnu. C’était dérangeant, et à la fois, ça ne me dérangeait pas. C’était lui et moi, et personne d’autre.
Et là, tu vas te faire violer. La voix sarcastique d’une amie qui résonnait à mes oreilles – la situation était bien différente, mais ses mots sonnaient bien justes.
Mais pour le moment, il était encore assez loin. Il désigna sa jambe – quoi d’autre ? – et si j’aurais été certaine qu’il faisait de l’ironie, si je connaissais ce type, je lui aurais bien jeté ma pierre en pleine tronche, bah oui ta jambe. Mais c’était un inconnu complet, et la décence m’empêchait de le faire.
Je le laissais parler, à la place. Une fusillade ? Peut-être celle dont j’avais entendu parler, celle qui avait eu lieu à l’hôtel quelques temps avant que j’y débarque, peut-être quelque chose de complètement différent. Il esquiva magnifiquement le sujet, beaucoup trop vite pour que ça paraisse naturel. Sujet sensible. Je faillis rire quand il s’intéressa à moi. Et là, tu vas te faire violer.
- Je ne sais pas, on a dû se croiser. Désolée, mais … tu ne me dis absolument rien. Un quelconque inconnu. Qu’il parte vite, qu’il s’éloigne. Personne ne m’avait rendue mal à l’aise comme ça, peut-être était-ce la situation, ma résolution d’abandonner l’espoir de le retrouver qui me rendait tout à coup plus fragile, moins téméraire, plus … moi. Cet endroit est … J’embrassais le paysage du regard. Sauvage, coloré, désert, naturel, magnifique. Tous ces mots étaient trop faibles pour retranscrire ce paysage, alors je laissais ma phrase en suspens, la finissant par un silence qui traduisait plutôt bien le respect que j’avais pour tout ce qui existe, pour toute la nature, la liberté que l’on a encore préservé. Mon admiration. Et mon dégoût pour toutes ces personnes qui ne sont pas capables d’apprécier un tel endroit.

Je me fichais de ses mots, à présent. Il était trop près à présent, c'était tout ce dont j'arrivais à penser. J’attendais avec impatience une crise d’angoisse qui mettrait un terme à ses paroles, à mes pensées, à tout. Mais comme avec le chercheur de trésors, elle ne semblait pas venir, pas tout de suite, elle se cachait. Je voulais fermer les yeux, disparaitre aux yeux de tous, devenir le poisson et nager loin, dans d’autres décors froids et humides. Ils ne seraient pas pires.
D’où il sortait, ce type ? Pourquoi il me tutoyait, pourquoi il me parlait, pourquoi il était assis à côté de moi, pourquoi il détruisait les chants des oiseaux, pourquoi il posait des questions aussi évidentes, et puis quoi, après ? Il allait dire, au fait, moi c’est Aiden, et toi ?

Je tournais ma tête vers lui tellement vite que j’entendis mon cou craquer. Je voulais voir son visage, ses lèvres. C’est moi qui l’ai pensé trop fort, pas vrai ? C’est pas vraiment toi, c’est pas vraiment ta voix ? C’est pas toi ?
Et là, tu vas vraiment te faire violer. La voix dans ma tête était plus flippante que sarcastiquement drôle, à présent.
- Oui, c’est … cet endroit est incroyable. Je suis de passage ici … Et maintenant, parlons de toi. Espérons que ça te fasses fuir, t’as trop l’air d’une bernique avec ce rocher, pars s’il te plait, c’est mon rocher, c’est mon vœu de silence, c’est mon refuge contre la tempête qui fait rage dans ma tête, celle que mon frère a provoqué sans le vouloir, alors pars, l’Inconnu, dégage, merci, tu me fais de faux espoirs, j’entends sa voix maintenant ... Je suis à l’hôtel Di Marco … on m’a dit qu’il y a eu des … problèmes là-bas, ça vient de là ? finis-je en désignant sa jambe. J'suis désolée, j'veux pas remuer le couteau dans la plaie, mais j'ai pas le choix : tu es ma plaie. Pourquoi, ça semblait si réel quand j'ai pensé qu'il s'appelait Aiden. Mais je ne sais pas. Ce serait trop beau. Alors autant ne pas essayer de rêver.
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Something good can work. (Aiden)

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